Les meilleurs films de 2025 selon Alfred Tordu

Basé sur les 58 films vus cette année.
Flop 2025 :
https://www.senscritique.com/liste/les_pires_films_de_2025/4245184

Liste de 15 films créée il y a 8 mois · modifiée il y a 5 mois
Tardes de soledad
7.5
1.

Tardes de soledad (2024)

2 h 05 min. Sortie : 26 mars 2025 (France). Portrait

Documentaire de Albert Serra

Alfred Tordu a mis 9/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Une bataille après l'autre
7.4
2.

Une bataille après l'autre (2025)

One Battle After Another

2 h 42 min. Sortie : 24 septembre 2025 (France). Comédie, Drame, Thriller

Film de Paul Thomas Anderson

Alfred Tordu a mis 8/10 et a écrit une critique.

28 ans plus tard
6.2
3.

28 ans plus tard (2025)

28 Years Later

1 h 55 min. Sortie : 18 juin 2025 (France). Épouvante-Horreur, Thriller, Road movie

Film de Danny Boyle

Alfred Tordu a mis 8/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Mémoires d’un escargot
7.5
4.

Mémoires d’un escargot (2024)

Memoir of a Snail

1 h 34 min. Sortie : 15 janvier 2025 (France). Animation, Drame

Long-métrage d'animation de Adam Elliot

Alfred Tordu a mis 7/10.

Annotation :

Dans la droite lignée de Mary et Max, avec cette narration à la Amélie Poulain, mettant l’emphase sur toutes les petites manies, bizarreries et autres traits de caractère composant la personnalité de protagonistes profonds et humains.

Après 16ans d’absence, Adam Eliott revient avec cette très belle fable sur l’enfermement, au sens large du terme. La prison dans laquelle on se retrouve enfermé de force, ou celle qu’on se construit soit même pour se protéger du monde, finissant par cloisonner les corps et les esprits dans une lente dépression.

Fort heureusement, la noirceur du récit est à nouveau contrebalancée par cet univers fait de pâte à modeler, carton pâte et polystyrène ; peuplé de silhouettes au design enfantin et aux animations très expressives. Un traitement iconoclaste apportant une légèreté et un décalage comique permettant d’atténuer un peu la dureté des évènements racontés. Et puis, quand on sait que le film a été réalisé sans aide numérique, par une équipe de 7 personnes et à raison 5 secondes tournées sur une journée de travail, il y a quelque chose de touchant à voir ce réalisateur australien exorciser ses névroses en jouant avec ses figurines de pâte à modeler, comme certains d’entre nous ont pu le faire avec des legos ou des playmobiles.

Bugonia
6.9
5.

Bugonia (2025)

1 h 59 min. Sortie : 26 novembre 2025 (France). Comédie dramatique, Science-fiction, Thriller

Film de Yórgos Lánthimos

Alfred Tordu a mis 7/10.

Annotation :

Un thriller drôle et haletant, dont la mise en scène sobre mais élégante, met à l’honneur le talent de ses formidables interprètes. Malgré des indices assez évidents, la qualité d’écriture et d’interprétation permet de maintenir jusqu'au bout l’ambiguïté sur la nature de Michelle. La jeune femme est aussi crédible en extra-terrestre qu’en froide buisness woman constamment dans le mensonge et la manipulation pour parvenir à ses fins.

Face à elle, son ravisseur Teddy suscite une flopée de sentiments contradictoires. On est tantôt amusé de sa crétinerie apparente et de ses raisonnements alambiqués ; tantôt impressionné par sa présence d’esprit sur certains points ou ses observations très justes sur l’état du monde, malgré des conclusions fantaisistes ; tantôt terrifié par la violence de ses actions et le plaisir qu’elle semble lui procurer ; tantôt ému par la détresse de ce prolo laissé pour compte par un monde capitaliste sans scrupules, comme beaucoup d’autres camarades ayant également sombré dans le complotisme et la violence armée.

De fait, Bugonia m’apparaît comme une satire beaucoup plus juste que cet étron d’Eddington, dans la mesure où elle expose avec brio les disparités entre deux franges irréconciliables de L’Amérique contemporaine, sans jamais prendre partie pour l’un ou pour l’autre. Les voyant tous deux comme les deux faces d’un même mal rongeant l’humanité et la conduisant irrémédiablement à son extinction.

Un simple accident
6.8
6.

Un simple accident (2025)

Yek tasadef sadeh

1 h 42 min. Sortie : 1 octobre 2025 (France). Thriller, Drame

Film de Jafar Panahi

Alfred Tordu a mis 7/10.

Annotation :

Palme d’or méritée pour ce petit film iranien qui résonne fortement avec notre actualité récente. La sobre réalisation de Jafar Panahi laisse la part belle à d’excellents comédiens, se livrant à de riches échanges philosophiques sur la légitimité d’employer les armes de l’ennemi quand on se bat justement contre tout ce qu’il représente.

Et bien que le postulat soit évidemment prétexte à un débat moral avec des personnages partagés entre leur désir de vengeance et leurs idéaux pacifistes, son traitement réaliste l’empêche de devenir un simple film à thèse. Car on ne perd jamais de vue la situation initiale et ce qu’elle implique pour les protagonistes. Ça en est d’ailleurs presque drôle de voir ces gens ordinaires kidnapper et séquestrer un homme avec toute la maladresse du monde.

J’ignorais que le film avait été filmé clandestinement, mais après réflexion, c’est finalement cohérent avec ce qu’il raconte, vu que nous suivons une petite équipe se cachant pour commettre un méfait en plein centre-ville. Je me suis même demandé si toutes les personnes recevant un bakchich à l’écran, n’étaient pas de vrais habitants soudoyés par le réalisateur pour le laisser tourner ses séquences.

Valeur sentimentale
6.9
7.

Valeur sentimentale (2025)

Affeksjonsverdi

2 h 14 min. Sortie : 20 août 2025 (France). Drame, Comédie

Film de Joachim Trier

Alfred Tordu a mis 7/10.

Annotation :

D’une qualité d’écriture et d’interprétation remarquable, le film brasse avec brio une multitude de sujets : Le comeback d’un réalisateur vieillissant devant composer avec les règles du milieu pour donner naissance à son dernier projet, la difficulté pour une star américaine d’incarner un rôle qui ne lui était pas destiné, ou l’impossibilité pour des artistes de s’exprimer autrement que par leurs créations ; que ce soit pour la comédienne Nora dont les interprétations sont nourries d’angoisses personnelles, ou de son père cinéaste qui se sert de la fiction pour exorciser ses traumatismes et renouer indirectement le contact avec ses filles.

A ce sujet, on pourrait reprocher à Joachim Trier de romantiser la figure de l’artiste dévoré par sa passion, ayant sacrifié sa famille pour le bien de son art, tout en entretenant un rapport très étroit entre fiction et réalité. Un schéma certes récurrent dans les familles d’artistes, mais dont la toxicité n’est ici jamais remise en question, alors qu’il y aurait pourtant de quoi.

Même en ayant les meilleures intentions du monde, mettre littéralement en scène ses propres enfants dans une histoire directement inspirée par leur vie, c’est un moove de pervers narcissique. Non seulement le gars utilise les malheurs de ses proches pour son propre intérêt, mais en plus, il est tellement incapable d’interagir normalement avec eux, qu’il doit réécrire leur histoire et les contrôler physiquement pour pouvoir s’excuser de son comportement passé. Ce n’est pas qu’une simple preuve d’amour, Y a clairement un rapport de domination dans cette relation qui n’est jamais questionné par le scénario.

Mais bon après, c’est peut-être justement parce que Trier embrasse sans jugement le point de vue de ses personnages qu’il en fait des êtres incroyablement humains et attachants. Malgré sa profusion de dialogues, le film n’est jamais aussi juste que dans ses non-dits entre les protagonistes : Ceux d’un père et sa fille qui parlent de tout sauf de ce qui les affectent le plus, d’un réalisateur qui essaye de garder la face même en voyant son projet se faire dénaturer par la production américaine, ou le regard gêné de ce même cinéaste lorsqu’il comprend que son fidèle chef op est définitivement trop vieux pour ces conneries.

Quoi qu’on pense des personnages, on arrive au moins à les comprendre et à s’identifier intimement à leurs problèmes familiaux qui, malgré leur situation très spécifique, restent communs à beaucoup de spectateurs.

Dossier 137
7
8.

Dossier 137 (2025)

1 h 56 min. Sortie : 19 novembre 2025. Policier, Drame

Film de Dominik Moll

Alfred Tordu a mis 7/10.

Annotation :

Après La Nuit du 12, Dominik Moll rend à nouveau compte des longues procédures inhérentes aux enquêtes policières, et à la difficulté d’établir une vérité, même quand tous les éléments semblent en indiquer une.

Dossier 137 est un peu le penchant français d’Eddington ou de Bugonia sortis cette année, tant il met en exergue les fortes dissensions entre deux franges irréconciliables de la population. Chacune évoluant en vase clos dans sa propre réalité, dans laquelle on interprète les faits avec ses propres biais, sans essayer de comprendre le point de vue adversaire ou reconnaître sa part de responsabilité.

Léa Drucker porte tout le long-métrage sur ses épaules et ce avec un naturel désarmant, malgré des dialogues très écrits et toujours lourd de sens.

Le Dossier Maldoror
6.4
9.

Le Dossier Maldoror (2024)

2 h 35 min. Sortie : 15 janvier 2025 (France). Drame, Thriller, Policier

Film de Fabrice Du Welz

Alfred Tordu a mis 7/10.

Annotation :

Agréablement surpris par ce Zodiac belge, certes beaucoup moins raffiné que son modèle américain, mais tout de même sacrément bien raconté, réalisé et interprété. Fabrice du Welz accouche d’un super thriller haletant et viscéral qui ravira sûrement tous les amateurs du genre, à condition de ne pas trop prendre tout ça au sérieux. Car le film se dit librement inspiré de l’affaire Dutroux, et il suffit d’écouter brièvement un Hondelatte Raconte sur le sujet pour se rendre compte que le scénario prend effectivement beaucoup de liberté avec la réalité des faits, au point de transformer l’affaire en pamphlet conspirationiste, fustigeant l’impuissance et la corruption des pouvoirs publics.

Dans cette réalité alternative, la gendarmerie belge, pourtant principale fautive dans le fiasco judiciaire, se voit dégagée de toutes responsabilités. Leur rétention d’informations est même légitimée et il est insidieusement sous-entendu que si ils avaient pu aller plus loin dans leur surveillance, au mépris de toutes les lois sur la vie privée, d’innocentes victimes auraient été épargnés. Le réalisateur va jusqu’à faire de son héros fictif, un vigilante tuant le meurtrier de ses propres mains, et renonçant pour cela à son statut de gendarme qui ne lui aurait jamais permis de terrasser le mal une bonne fois pour toute.

Cela n’enlève rien à la qualité intrinsèque du long-métrage, mais à titre personnel, je trouve ça extrêmement déplacé de tordre à se point une histoire vraie pour donner du poids à une vision proto-fasciste de la justice.

Oui
6.6
10.

Oui (2025)

Ken

2 h 29 min. Sortie : 17 septembre 2025 (France). Drame

Film de Nadav Lapid

Alfred Tordu a mis 7/10.

Annotation :

J’ai eu du mal avec la 1ère partie sur la décadence de la population israélienne. Car contrairement à Damien Chazelle avec son Babylon, Nadav Lapid ne cherche pas à retranscrire l’exaltation de cette décadence, mais au contraire tout le dégoût qu’elle lui inspire, ce par des mouvements de camera ostentatoires et des effets de style très marqués, sur fond de musique Disco ou d’Eurodance bien ringarde. On flirte avec l’esthétique shit post des années 2000/2010, ce qui n’est pas pour me déplaire. Mais n’étant pas aussi moraliste que Lapid, je ne me suis pas offusquer de voir ces jeunes gens prendre du bon temps, même en temps de guerre.

Heureusement, le film gagne en épaisseur lorsque son personnage principal Y, ne peut plus se contenter d’ignorer les notifications de bombardements sur son téléphone, ou de soutenir passivement les exactions du régime pour son confort personnel. Dès l’instant où un politicien le charge de composer un hymne génocidaire à la gloire du peuple israélien, le pianiste devient de fait, un activiste du génocide, ce qui le plonge dans une profonde crise existentielle, de laquelle il ne sortira qu’au terme d’un pèlerinage vers gaza.

Difficile alors de ne pas voir dans cet anti-héros, un double du réalisateur, œuvrant pour le rayonnement culturel d’un État barbare qu’il ne ne peut plus cautionner.

La seconde partie est peut-être la plus émouvante, tant elle ramène brusquement la réalité du conflit dans un récit jusqu’ici très fantaisiste. Avec pour point d’orgue, un simple dialogue en voiture, où Y demande à son interlocutrice de lui remémorer toute l’atrocité du 7 octobre, comme pour en puiser la colère nécessaire à la composition d’un hymne génocidaire ; soulignant ainsi toute l’instrumentalisation de cet attentat dans la propagande israélienne.

La frontière entre fiction et réalité se retrouve encore plus brouillée dans une troisième partie présentant le nouvel hymne israélien, accompagné d’un vrai clip de propagande ayant pourtant tous les apparats de la parodie, tant la grossièreté de son message et le mauvais goût de son esthétique sont parfaitement raccords avec ceux du long-métrage.

Aussi inégal et boursouflé qu’il puisse être, Oui porte un regard juste sur notre ère, où la passivité des uns et la manipulation des autres, construisent une réalité alternative visant à diaboliser l’adversaire et justifier l’injustifiable. Aussi, à défaut de mettre à mal ce système, le mieux à faire est encore de s’en éloigner.

Évanouis
6.8
11.

Évanouis (2025)

Weapons

2 h 08 min. Sortie : 6 août 2025 (France). Drame, Épouvante-Horreur, Thriller

Film de Zach Cregger

Alfred Tordu a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Un conseil, allez-y les yeux fermés, tout l’intérêt du film reposant sur le plaisir de sa découverte. Son intrigue lambda se voit ainsi rehaussée par une narration non-linéaire, découpée en sept parties adoptant chacune le point de vue d’un des sept personnages principaux.

A l’instar de Memento ou de Pulp Fiction, on s’amuse à reconstituer mentalement le scénario pièce par pièce, en allant de surprise en surprise durant une grosse partie du film. La superbe mise en scène de Zach Cregger s’adapte également au point de vue de chaque protagoniste, ne basculant dans l’horreur pure que lorsque nos personnages se retrouvent confrontés à une situation d’angoisse, de tension ou d’effroi ; ce qui permet au réalisateur d’osciller entre de vraies séquences d’épouvante remarquablement réalisées et des moments plus légers, voire ouvertement humoristiques, contribuant là encore à l’imprévisibilité du métrage.

Évanouis apparaît alors comme un exercice de style jubilatoire et parfaitement maîtrisé. Un divertissement idéal pour ceux qui veulent s’enfermer au frais pendant 2h sans risquer de se faire chier.

Couic !
5.4
12.

Couic ! (2025)

Fixed

1 h 25 min. Sortie : 13 août 2025. Animation, Aventure, Comédie

Long-métrage d'animation de Genndy Tartakovsky

Alfred Tordu a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

L’éternel outsider de l’animation ricaine Genndy Tartavoksky, nous revient avec une version trashouille de La Belle et Le Clochard, animée à la manière des cartoons 90’s de Nickelodeon et de Cartoon Network. D’ordinaire, je ne suis pas très friand des blagues en dessous de la ceinture, mais là le délire est suffisamment drôle, inventif et bien réalisé pour j’y adhère à 100%. D’autant que tous les gags tournant autour de la sexualité des chiens sont hyper accurates pour toute personne ayant déjà côtoyé des clébards dans sa vie.

Un ours dans le Jura
6.3
13.

Un ours dans le Jura (2025)

1 h 53 min. Sortie : 1 janvier 2025. Comédie, Policier

Film de Franck Dubosc

Alfred Tordu a mis 7/10.

Annotation :

On n’attendait pas Franck Dubosc sur le terrain de la comédie noire, mais force est de constater qu’il a su l’emprunter avec brio. A l’instar de Fargo ou de Burn After Reading des frères Coen, le récit prend place dans un cadre anti-cinématographique et confronte des villageois ordinaires (bien qu’un peu dérangés sur les bords) à une sombre histoire criminelle de polar. L’intérêt du film reposant sur le décalage entre l’horreur des situations et l’amateurisme avec lequel elles sont affrontées par les protagonistes. A cela s’ajoute bien sûr une ribambelle de seconds couteaux mémorables, dont les quêtes annexes rajouteront des bâtons dans les roues déjà bien amochées de nos pieds nickelés.

Un scénario hilarant et parfaitement ficelé dont la réussite doit surtout à la tenue de la mise en scène et de l’ensemble du casting. Car quelle que soit l’absurdité des séquences, le réalisateur ne cède jamais au piège de la dédramatisation. Les acteurs vivent toujours la situation au premier degré, sans que personne ne sorte de sa partition pour faire son petit numéro, comme c’est généralement le cas dans ce genre de comédie grand public. Et c’est justement cette rigueur qui rend le décalage comique si efficace.

Pas spécialement client de la prestation de Dubosc, un peu trop sobre et pas suffisamment incarnée à mon goût, mais le reste du casting se défend bien. En particulier Laure Calamy, toujours débordante de naturelle et l’inénarrable Benoît Poelvoorde, impeccable dans ce rôle de gentil flic ordinaire constamment dépassé par les événements.

5 Septembre
6.7
14.

5 Septembre (2024)

September 5

1 h 31 min. Sortie : 5 février 2025 (France). Drame, Thriller, Historique

Film de Tim Fehlbaum

Alfred Tordu a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Une plongée palpitante dans les coulisses d’une rédaction apprenant sur le tas comment couvrir une actualité qui s’écrit en direct sous leurs yeux. L’urgence de la situation et l’implication des comédiens compensent parfaitement la pauvreté d’une mise en scène reposant majoritairement sur du camera épaule peu inspiré. C’est passionnant de voir à l’œuvre cette jeune bande de journalistes, partagés entre leur devoir d’informer et les obligations inhérentes au format télévisuel, les conduisant bien souvent à adopter des choix esthétiques ou éditoriaux déplacés au regard de la situation. Il est d’ailleurs regrettable que cet évènement n’est pas fait office de référant dans les écoles de journalisme, tant les erreurs commises par les protagonistes et les questionnements éthiques qu’elles sous-tendent, se manifestent encore à chaque attentat ou catastrophe couverts en direct.

L'Inconnu de la Grande Arche
6.8
15.

L'Inconnu de la Grande Arche (2025)

1 h 46 min. Sortie : 5 novembre 2025. Comédie dramatique, Historique

Film de Stéphane Demoustier

Alfred Tordu a mis 7/10.

Annotation :

Je m’attendais à du wkipedia illustré et en fait, c’est un très beau film sur l’idéalisme d’un artiste confronté à la réalité de production. Il parle beaucoup mieux de création artistique que le récent Nouvelle Vague de Linklater ou, dans un sujet similaire, le déjà oublié The Brutalist sorti l’année dernière.

Car si l’on compatit à la détresse de Spreckelsen, dont la création se voit dénaturer par toutes sortes de contraintes matérielles et bureaucratiques ; quiconque ayant déjà mener un projet artistique à bien, sait pertinemment qu’il ne verra jamais sa vision pleinement aboutir et qu’il devra forcement composer avec toutes les contraintes qui se trouveront sur son chemin.

Le long-métrage évite ainsi toute forme de manichéisme et donne même presque raison aux collaborateurs de l’architecte, présentés comme de bons artisans ayant à cœur de finaliser le projet, tout en respectant au mieux la vision de son concepteur.

Alfred Tordu

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