Les meilleurs films de 2026 selon OuaZz
Backrooms (2026)
1 h 51 min. Sortie : 17 juin 2026 (France). Épouvante-Horreur, Science-fiction
Film de Kane Parsons (Kane Pixels)
OuaZz a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
In Waves (2026)
1 h 31 min. Sortie : 1 juillet 2026. Animation, Drame, Romance
Long-métrage d'animation de Phuong Mai Nguyen
OuaZz a mis 8/10.
Le Mystère Lucy Lost (2026)
1 h 25 min. Sortie : 28 octobre 2026. Animation, Aventure, Jeunesse
Long-métrage d'animation de Olivier Clert
OuaZz a mis 8/10.
Annotation :
Critique à venir sur CinéVerse …
Obsession (2026)
1 h 40 min. Sortie : 13 mai 2026 (France). Épouvante-Horreur
Film de Curry Barker
OuaZz a mis 8/10.
L'Odyssée (2026)
The Odyssey
2 h 52 min. Sortie : 15 juillet 2026 (France). Action, Drame, Péplum
Film de Christopher Nolan
OuaZz a mis 8/10 et a écrit une critique.
Annotation :
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Jumpers (2026)
Hoppers
1 h 44 min. Sortie : 4 mars 2026 (France). Animation, Aventure, Comédie
Long-métrage d'animation de Daniel Chong
OuaZz a mis 8/10.
Annotation :
Franchement, après le plantage d’Elio, je pensais que la flamme Pixar s’était un peu éteinte. Avec toutes ces suites annoncées à la chaîne, j’avais l’impression qu’ils tournaient à vide. J’étais même prêt à leur filer un coup de main niveau énergie, c’est dire. Bon, j’avoue, je fais un peu mon rageux, parce que Vice-Versa 2 en 2024 m’avait déjà bien rassuré : rythmé, touchant, poignant, la triplette de Zizou. Et là, avec Jumpers, ils remettent le couvert. Même formule, mais quand c’est bien écrit, ça marche toujours. Et puis être dans une salle où tout le monde lâche la même onomatopée "haaan" à l'unisson, ça reste magique. Pixar sait encore rassembler.
Pour rapidement présenter le pitch, c’est l’histoire de Marbel, une petite fille qui a un surplus de colère en elle que sa grand-mère va réussir à apaiser en lui montrant comme il est compliqué de se sentir mal quand on se rend compte qu’on fait parti d’un tout. Et c’est exactement ce genre de repère émotionnel que le studio réussit toujours à planter en 5mn chrono avec une fluidité et aisance qui laisse pantois. Franchement, en 10mn, tout est plié et on est déjà amoureux de cette héroïne se battant pour la cause écologique. Sa colère nous touche parce qu’on la ressent aussi : quelque chose ne va pas du tout aujourd’hui, tout le monde a baissé les bras. Mais Marbel, elle veut se battre pour protéger ce coin de nature qui lui a permis de vaincre une cascade de crises d’angoisse. Alors elle affronte le maire qui veut fabriquer sa rocade de merde.
Alors oui, on pourrait croire à un truc un peu manichéen, gentils vs méchants, mais Pixar essaie quand même d’apporter un peu de nuance. C’est pas leur film le plus fin là-dessus, mais ça reste solide. Surtout que niveau narration, ça déroule : les relances s’enchaînent nickel, t’as pas le temps de t’ennuyer, et les 1h40 passent en un éclair. Une leçon de scénario. J’ai même lâché ma petite larme, donc bon… mission accomplie. J’aime bien la direction qu’ils prennent ces dernières années, même si on sent parfois Disney qui leur tient la bride pour pas virer trop "woke" (faudrait pas transformer cette génération en homme soja, hein kiki). Bref, j’y croyais plus trop, mais peste, ils m’ont eu les salauds !
The Drama (2026)
1 h 45 min. Sortie : 1 avril 2026 (France). Drame, Romance
Film de Kristoffer Borgli
OuaZz a mis 8/10 et a écrit une critique.
Annotation :
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Disclosure Day (2026)
2 h 25 min. Sortie : 10 juin 2026 (France). Science-fiction, Thriller
Film de Steven Spielberg
OuaZz a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Jim Queen (2026)
1 h 25 min. Sortie : 17 juin 2026. Animation, Comédie, Fantastique
Long-métrage d'animation de Marco Nguyen et Nicolas Athané
OuaZz a mis 8/10.
Annotation :
Excellent ! Le film va faire jaser, délier quelques langues fourchues, et c’est super. Ça fait tellement du bien de voir un film d’animation français aussi jouissif et haut perché. Naturellement, les mecs derrière cet Ofni n’y sont pas pour rien. Non seulement ils sont à la barre des Kassos, mais aussi de Vermines, une autre série dans une veine encore plus provocante et « politique » sans doute. De leur propre bouche, le film n’a pas été facile à produire. En même temps, quand vous arrivez devant des costards cravate avec un pitch qui ressemble à : « Bah alors c’est l’histoire d’un influenceur de gym gay qui va se voir attraper une sorte de maladie, l’hétérose, qui rend tous les gays hétéro et qui va s’abattre sur toute la France. Nonobstant : la solution au remède se trouve dans la prostate d’un jeune homme qui est le fils de la présidente et se verra forcé, en acceptant pleinement son homosexualité, à se faire **culer par toute la communauté LGBT pour leur offrir le sérum et les sauver de cette maladie poussant les gens à comprendre les règles du foot et danser sur du Sebastien Patoche. » Vous admettrez que dit comme ça, y’a de quoi dégraisser le portefeuille.
Mais pitch totalement déluré mise à part (qui est génialement traité et d’un rythme impeccable malgré sa structure très conventionnelle), on a affaire à une délieuse satire enrobée de sucre piquant qui aura mis plus de 8 ans à se faire. Un petit miracle qui débarque enfin sur grand écran et qu’il faut aller soutenir, d’autant que c’est le mois de la fierté, alors les étoiles s’alignent. Jim Queen ne s’adresse pas uniquement à la communauté Queer, trust me. Je n’y connais quasi rien, et pourtant j’ai passé un moment incroyable. C’est drôle, pédagogue, tout le monde en prend pour son grade, et l’animation est tellement inspirée que n’importe quel fan d’animation pourra s’amuser à y dénicher les références à la pelle. Un signal cool envoyé à l’industrie. PARCE QUE C’EST NOTRE PROJET ✊
Marty Supreme (2025)
2 h 29 min. Sortie : 18 février 2026 (France). Drame, Biopic, Sport
Film de Josh Safdie
OuaZz a mis 7/10 et a écrit une critique.
Annotation :
Voir critique (7,5)
Toy Story 5 (2026)
1 h 42 min. Sortie : 17 juin 2026 (France). Animation, Comédie, Aventure
Long-métrage d'animation de Andrew Stanton et Kenna Harris
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
Je craignais fort la catastrophe à l’aune du pitch, mais surtout parce qu’à l’instar du 4, ce nouvel opus ne semblait avoir d’autre justification que celle de renflouer les caisses à moindre effort. Pourtant, Andrew Stanton n’a pas perdu grand-chose de la magie qui fit jadis sa renommée, même si les plus belles flammes se sont depuis longtemps calmées dans l’âtre. Je le pense souvent - comme beaucoup, j’imagine - mais il faut désormais faire le deuil de Pixar. Non pas que le studio aux grandes idées soit mort, loin de là, mais si l’on cherche aujourd’hui le risque, l’audace et cette envie de faire bouger les lignes, c’est ailleurs qu’il faut regarder. L’animation française, par exemple ? À l’heure où j’écris ces lignes, je suis à Annecy et je peux vous assurer que le secteur hexagonal bouillonne d’idées et semble plus que jamais prêt à prendre le relais.
Pour en revenir à Toy Story 5, j’ai malgré tout passé un agréable moment. Voir Jessie bénéficier enfin d’un véritable temps d’écran, après avoir été reléguée sur le banc de touche dans le précédent volet, m’a fait particulièrement plaisir. Tout comme cette myriade de Buzz l’Éclair, même si, il faut bien l’avouer, Richard Darbois manque un chouilla. Concernant la « tech », le récit emprunte d’abord un virage assez boomer avant de bifurquer vers quelque chose de plus tendre et habité dans son deuxième tiers, pour finalement s’achever sur une morale un peu convenue. Je fais mon ronchon, mais j’ai pourtant senti les larmes monter à plusieurs reprises devant le chagrin de Bonnie et son repli sur elle-même provoqué par cette fameuse tablette. On oublie vite à quel point les enfants peuvent être cruels, surtout lorsqu’un écran leur sert d’intermédiaire et qu’aucun parent n’est là pour les rappeler à l’ordre.
Que dire de plus ? Le rythme demeure impeccable, la joie toujours aussi contagieuse et la magie continue d’opérer, même si elle se voit parfois phagocytée par une morale de plus en plus appuyée. Mais c’est peut-être le lot de la plupart des productions mainstream actuelles : prémâcher le travail pour ne laisser au spectateur qu’une simple béquée de compréhension. J’irai le revoir avec plaisir.
Rental Family - Dans la vie des autres (2025)
Rental Family
1 h 50 min. Sortie : 4 février 2026 (France). Comédie, Drame
Film de Hikari
OuaZz a mis 7/10 et a écrit une critique.
Annotation :
Voir critique (7,5)
Teenage Sex and Death at Camp Miasma (2026)
2 h 12 min. Sortie : 7 août 2026 (États-Unis). Épouvante-Horreur, Comédie
Film de Jane Schoenbrun
OuaZz a mis 7/10.
Good Luck Have Fun Don't Die (2025)
2 h 14 min. Sortie : 15 avril 2026 (France). Aventure, Comédie, Science-fiction
Film de Gore Verbinski
OuaZz a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Projet dernière chance (2026)
Project Hail Mary
2 h 36 min. Sortie : 18 mars 2026 (France). Aventure, Drame, Science-fiction
Film de Phil Lord et Christopher Miller
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
Seul en scène de Ryan Gosling, les 2h36 passent crème. Comme un robinet fraîchement réparé : ça coule tout seul. Et ça fait plaisir de voir un gros blockbuster calibré grand public s’autoriser autant de second degré et d’humour. C’est rafraîchissant, et en bonus, ça peut même embarquer les gamins pour une petite initiation à la physique grâce au très cool Professeur Grace (qui a priori ne sait absolument pas comment porter des lunettes - désolé fallait que je le dise parce que c'est n'importe nawak ; au pire : met une ficelle si t'as tant peur de les perdre, comme les bibliothécaire ; naturellement tu perds en aura, même si je pense pas émettre un avis subversif en disant que TOUT va à notre précieux Ken).
Le film adapte un roman de Andy Weir (déjà derrière Seul sur Mars), et on retrouve ce bon vieux thème du mec seul face à lui-même. Bon, petit spoil : la rencontre du troisième type vaut le détour, avec ce caillou vivant baptisé Rocky. Une sorte d’E.T. version minérale, paumé comme lui dans l’espace. Les deux vont tisser une relation étonnamment touchante, qui devient le vrai cœur du film (n'est-il pas meilleur genre pour Ryan que le buddy movie ?)- bien avant le classique “sauver le monde”. Au final, c’est un film hyper agréable, pour petits et grands. Je mets juste un petit bémol sur les flashbacks, un peu faciles et pas toujours passionnants (bien que nécessaire aux relances servant le rythme) une fois la mission comprise. Techniquement, c’est propre : direction artistique soignée, musique un peu paresseuse qui lorgne du côté d'Interstellar, et une mise en scène efficace qui sait rester discrète pour laisser place à l’aventure. Seul petit bémol : derrière tout cet humour, on a du mal à ressentir l'enjeu (le poids de l'avenir de l'humanité sur les épaules du héros) qui se dégonfle, et par extension ne nous cramponne pas suffisamment au siège.
Si on continue de produire des films de cette trempe, j'ose croire que les blockbusters qu'on mérite ont encore quelques jolies décennies devant eux. Me faites pas regretter d'avoir dit ça ô Lord & Miller, j'vous en conjure. J'ai besoin de rêver à nouveau et me désagrafer de mon cynisme entrainé par une exposition prolongée devant Rick & Morty. (7,5)
Club Kid (2026)
2 h 06 min. Comédie dramatique
Film de Jordan Firstman
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
Celui-ci, j’y suis allé en traînant les pieds sous l’impulsion de ma copine beaucoup plus branchée que moi sur ce genre d’œuvre à la lisière du cinéma de Sean Baker. Et force est d’avouer que… ce n’était pas si mal. Même un peu plus que bien, même. Il faut savoir s’incliner devant l’évidence et la grandeur quand on s’y confronte, sans quoi on devient un petit aigri empêtré dans ses propres préjugés. Bref, tout ça pour dire qu’après avoir enflammé la croisette lors de sa projection durant Un Certain Regard, Club Kid m’a tout autant incendié le cœur. Bien que la première demi-heure m’a totalement laissé à l’écart, lorsque le plot pointe le bout de son nez, le film ne m’a jamais lâché. Jordan Firstman – qui réalise, écrit et joue – nous livre un film profondément poignant et sincère. Rien que son jeu transpire l’authenticité et la transmission d’une existence.
Il y a indéniablement l’ombre de Sean Baker qui plane sur tout le film comme je le disais plus haut. Mais contrairement à ce dernier dont je n’arrive à apprécier la filmographie, à l’exception d’Anora, Jordan a sans doute une approche plus « moderne » et candide, ou simplement plus personnel. Ce qui fait que j’accroche davantage à cette tranche de vie. Là où Baker est souvent dans le travail quasi documentaire, s’effaçant derrière son sujet (à l’exception d’Anora où il pousse les potards de sa maestria à fond les ballons – CQFD). Racheté pour 15M par le studio A24 alors que le film, de ce que j’ai cru entendre par-ci par-là a été produit avec deux francs six sous, me laisse le goût amer de craindre qu’il ne sortira pas en France en regard des prix exorbitants du studio pour des petits distributeurs. C’est dommage, car je trouve Club Kid d’une grande richesse et tendresse sur un sujet et une communauté un peu trop invisibilisé, ou du moins souvent mal représenté (à son désavantage). Un œuvre qui, plus que prendre le pouls d’une génération, parvient à saisir la manière de le capter, se superposer à la même fréquence sans jamais la juger ou en faire, au contraire de la seconde saison d’Euphoria : un trip visuel tout entier tourné vers la démesure esthétique quitte à en sacrifier l’émotion et sa vraisemblance. Une mise en scène au plus près des corps et des fêlures. (7,5)
Plus fort que moi (2025)
I Swear
2 h. Sortie : 1 avril 2026 (France). Comédie dramatique, Biopic
Film de Kirk Jones
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
Tout comme la France, nos voisins d’Outre-Manche se sont toujours épanouis à brosser le portrait de leur société en alliant la comédie au drame. Plus qu’une œuvre sur le syndrome de la Tourette, I Swear est un poignant film sur l’altérité, un vaccin contre la normativité. Un témoin précieux sur la nécessité de tolérance sur les gens atteints de neurodivergences (mais je crois qu’on peut se permettre d’étendre cette vertu à toute la société sans se fouler un muscle). Si vous souhaitez pleurer à grosses larmes ou rire à gorge déployée, ci-joint le Bingo. La seule petite remarque que je pourrais lui adresser, c'est ce léger petit épi désagréable, cette volonté qu’a le film à plusieurs reprises de guider nos émotions avec des scènes à la lisière du pathos. Mais on lui excuse cette bévue grâce à son ouverture sur New Order et sa conclusion sur Oasis, de toute évidence. Également, Robert Aramayo, bluffant dans la composition de son rôle. (7,5)
Le Dossier de l'aube (2026)
The Sunrise File
Sortie : 2027 (Royaume-Uni). Drame, Historique
Long-métrage d'animation de Rupert Wyatt et Emilie Phuong
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
Mon Top 5 du Festival d'Annecy (où j'ai écrit un petit billet pour ce film et pas mal d'autres qui jonchent ce classement) : https://cineverse.fr/notre-top-5-du-festival-annecy-2026/
Le Corset (2026)
1 h 29 min. Sortie : 14 octobre 2026. Animation, Comédie dramatique, Jeunesse
Long-métrage d'animation de Louis Clichy
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
Interview à venir sur CinéVerse ...
Hamnet (2025)
2 h 05 min. Sortie : 21 janvier 2026 (France). Biopic, Drame, Historique
Film de Chloé Zhao
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
Après la soupe froide des Eternels, j’avais un peu rangé Chloé Zhao tout en bas de mon estime, juste au-dessus des cafards (et encore, ça se discute). Mais bon, faut être honnête : quand ça frappe juste, ça frappe. Hamnet m’a mis une vraie claque. On tient là une définition assez parfaite de ce que peut être une catharsis.
Et pour porter ça, deux acteurs au sommet. Jessie Buckley est absolument magnétique, capable de te briser le cœur sans forcer. Malgré un rythme lent qui pourrait en refroidir certains, le film agit comme une sorte de liqueur étrange, presque hypnotique. Impossible de décrocher, les 2h passent en apesanteur. J’étais à deux doigts de craquer… jusqu’à ce bon vieux “On the Nature of Daylight” recyclé encore une fois. Mais reste l’essentiel : un message bouleversant. Le deuil qui passe par l’art, le théâtre comme moyen de faire revivre les disparus. Agnes qui finit par tendre la main à une version de son fils Hamlet, apaisée par les mots que son mari n’a pas su lui dire autrement. Et ce “to be or not to be” qui prend une toute autre dimension : celle d’un père absent, rongé par le regret.
Or donc, Hamlet aka Shakespeare qui lègue sa souffrance au monde, partage son deuil pour essayer d’alléger le sien, sans doute. Du moins, c'est l'une des possibles interprétations parmi des milliers d'autres. Qui plus est, j’ai aussi bien aimé retrouver des échos à ses pièces disséminés ici et là au travers de l’histoire : les jumeaux qui permutent leurs habits (La Nuit des Rois), les sorcières de MacBeth et une fameuse Tempête lors de l’accouchement. Enfin, cette scène où Hamnet, au seuil de la mort, qui répète le geste que sa mère lui a appris pour laisser son âme s’envoler et que le montage vient habilement lier à son père par la vision d’un aigle dans le seul but de faire remonter mes oestrogènes et me brandir la larme. Une oeuvre puissante qui mérite son imprimé “bouleversant” sur ses affiches.
Is This Thing On? (2025)
2 h 01 min. Sortie : 25 février 2026 (France). Comédie, Drame
Film de Bradley Cooper
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
Le stand-up comme médication contre le blues de la vie, l’angoisse de la cinquantaine et la réparation d’un divorce. Maestro m’avait poliment donné envie d’encastrer ma télé d’ennui, mais faut dire qu’avec cette nouvelle palette, Bradley Cooper s’immisce dans un genre qui lui sied mieux : la comédie dramatique. Plus sobre que son Born in Star, l’acteur maintenant réalisateur dissèque avec plus ou moins de précision la vie d’un couple qui fout le camp après 26 ans de vie commune. Ecrit à 4 mains avec Will Arnett, il sera donc question d’embrasser le point de vue masculin du couple, celui d’un homme tassé par les années et la crainte de tout perdre mais qui y croit encore et décide sur une impulsion, un soir, de monter sur la scène d’un stand-up pour cracher toute la tempête qui lui grise l’esprit. Un verre gratuit plus tard, il se prête à nouveau au jeu. Faut dire que l’univers du stand-up est presque un genre à part entière.
De fait, on comprend très vite ce que ce microcosme lui apporte : la catharsis de pouvoir mettre des mots sur ce qu’il chagrine en les travestissant en blague devant une audience qui ne demande rien de mieux qu’écouter vos petits problèmes insignifiants auxquels il s’identifie. Et c’est fatalement ce que fait le film : nous mettre face à cette lassitude inévitable de la vie à deux. L’acmé du récit sera même cette scène où notre héros déballe qu’il vient de coucher avec une autre femme, ce qui n’était pas arrivé depuis 26 ans. Qu’il a trouvé ça génial mais qu’en même temps… les disputes avec sa femme lui manque, que l’absence d’être malheureux à 2 lui manque. Un crève-cœur en plus de quelques répliques hilarantes. Mesdames, messieurs, nous sommes péniblement tous les mêmes, et c’est tant mieux. Question mise en scène, Cooper ne démérite pas. En faisant virevolter sa caméra sans fixité, il épouse à merveille le chaos du délitement de ce couple, cette sensation d’être profondément paumé. Alors certes, le scénario est balisé, le début un peu trop lent pour son propre bien, mais en ressort une belle histoire sur le regret et la possibilité d’une seconde chance. Rien d’original, peut-être. Diablement touchant, yep.
La Vénus électrique (2026)
2 h 03 min. Sortie : 12 mai 2026. Comédie romantique
Film de Pierre Salvadori
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
Bien plus drôle que Deuxième Acte, et bien plus spectaculaire que Partir un Jour, l’ouverture de cette 79e cérémonie Cannoise a fait des étincelles, ou devrais-je plutôt dire, de la foudre. Et pourtant, c’était loin d’être gagné quand on remonte un mois en arrière devant sa première bande annonce d’où on ne bitait rien à l’histoire, ou encore le récent dévoilement de cette nouvelle affiche remportant incontestablement la Palme de l’horreur. Ce format en triangle est d’une laideur sans nom et traduit à merveille la propension des distributeurs à vouloir vendre des tickets plutôt qu’à faire honneur à l’histoire. Mais je cesse de geindre et passe à l’actualité qui nous occupe, cette fameuse Vénus électrique.
Un film de Pierre Salvadori connu pour ses comédies au ton hybride dont je n’avais pourtant rien vu, malgré le concert d’éloges de ma copine au sujet de « En liberté ». Et bien ma foi, je me suis agréablement régalé devant ce petit tour de cirque enchaînant les faux-semblants, multipliant les retournements et les processus d’ironie dramatique. Lorsque Suzanne découvre le manuscrit d’Irène et le partage avec sa copine de bungalow, je me suis cru dans un roman de Jane Austen. Et c’est naturellement ici le charme du film : les engrenages de son histoire savamment huilée, tout autant que sa poésie verbale (chapeau aux acteurs de ne pas fourcher devant un tel exercice). En seulement 3 décors et la magie de son quatuor, le film nous ramène 100 ans en arrière, nous offrant l’illusion du vieux Paris. Pio Marmai comme à son habitude est super, Anaïs Demoustier à croquer, Vimala Pons garde ce charme imprenable qui chamaille les habitudes et Gilles ne fait pas du Lellouche. Je le redis : un petit plaisir de scénario bien ficelé qui superpose superbement ces deux temporalités et s’amuse de l’énergie de ses escroqueries aussi charmantes que drôles. Et puis il y a cette fin, bien entendu, qu'on a beau voir venir, mais reste remplie de poésie. L'un des plus beaux baisé jamais recensé.
Garance (2026)
1 h 45 min. Sortie : 23 septembre 2026. Drame
Film de Jeanne Herry
OuaZz a mis 7/10 et a écrit une critique.
Annotation :
Voir critique
Evil Dead Burn (2026)
1 h 49 min. Sortie : 8 juillet 2026 (France). Épouvante-Horreur
Film de Sébastien Vaniček
OuaZz a mis 7/10.
Alter Ego (2025)
1 h 44 min. Sortie : 4 mars 2026. Comédie
Film de Nicolas Charlet et Bruno Lavaine
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
Allergique à l’humour cringe, n’oubliez pas de prendre votre seringue d’épinéphrine. Je connais pas précisément le terme – s’il existe même – qui permettrait de définir le début d’une mauvaise blague qui, par une sorte de pirouette olympique, finirait étonnamment par se rattraper sur ses deux gambettes avec la même grâce qu’une fausse perruque, parce que c’est exactement ce que j’ai ressenti en visionnant ce petit bijou d’absurde. Plus la blague s’étirait, et plus elle en devenait croquante. D'ailleurs le film opère un savoureux virage vers la fin (sans rien divulgâcher).
Bien sûr, je pourrais caler un bouquin sous mon bras et me coincer une pipe dans le bec et vous réciter de ma voix la plus insupportable de présentateur d’émissions littéraire les quelques similarités que possèdent cette histoire avec un certain roman de Dostoeivski dont je tairai le nom par peur de vous hérisser les poils. De fait, je me contenterai seulement de vous dire qu’il s’agit plutôt d’un Dupieux « en mieux ». A lire : un scénario qu’il aurait eu la miraculeuse idée de relire et prendre quelques mois de plus pour le retravailler plutôt que de se dire : « nan mais j’ai qu’à convoquer un casting incroyable et tout passera nickel parce que les spectateurs sont trop cons pour voir la différence entre une bonne et une mauvaise blague vu que j’ai l’habitude de leur servir la même soupe tiède chaque année depuis 5 ans ». Sans d'autres alternatifs, forcé de tomber dans le panneau. Sauf qu'attention : y'a deux nouveaux coqs dans la bacour.
Pour en revenir au pitch, je ne suis pas étonné de voir que pour le subventionné, il a fallu y accoler pas moins de 2x le nom de Laffite. Là, au moins, on est sûr. Alors pour les 3 du fond qui pensent toujours que le cinéma français sent le prout d'Ehpad, je leur dirai : oui, bien souvent ; mais quand sort ce genre de petite pépite, on s'étire les mollets et on se magne de le découvrir.
Hokum (2025)
1 h 41 min. Sortie : 29 avril 2026 (France). Épouvante-Horreur
Film de Damian McCarthy
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
J’ai eu la chance, que dis-je, le privilège de le voir en n+1 de ma copine en séance privée, et mazette les fauteuils chauffant du Pathé Palace, c’est quelque chose. Bien que je crains qu’après la terreur du film qui m’aura poussé par 2x à me chier dessus, la fonctionnalité des sièges puissent être légèrement compromise. Un film Kingien, j’avais pu entendre. Mouais. Faut arrêter de poser cette étiquette à tout va simplement parce qu’un auteur en manque d’inspiration va se voir rattraper par ses vieux démons. Sans conteste, le film a des relents de Shining, que cela soit au niveau de son ambiance, de son décors, ou bien même de l’irascibilité de notre héros (toujours aussi génial Adam Scott) ; or il faut bien admettre que tout est bien moins creusé question psychologie de personnages. Tous ne sont au final que des faire-valoir à l’horreur, l’envie de terrifier son audience. Et sur ce point, purée, Damian McCarthy ne fait pas semblant.
Si j’ai pu passé à côté de ses précédents, je crois que je vais vite remédier à cela. J’ai conscience que la réplique est galvaudée, mais je le pense sincèrement : Hokum sera probablement le film le plus terrifiant de l’année. Passée l'ameublement de mesure et quelques facilités / béances scénaristiques, vos nerfs souffriront d'une élasticité redoutable tout du long. Le réalisateur pose une ambiance très jeu vidéo dans le minimalisme de son cadre et la monstration de l’horreur, je trouve. Il y a un côté presque didactique dans le fait d’enfermer ce personnage dans cette chambre et le voir essayer de s’en dépatouiller avec le peu d’information qu’il a sous la main. De fait, c’est dans cette sobriété que se niche l’effroi, l’impossibilité de respirer. Le danger guette de toutes parts et lorsque le monstre déboule, eh ben… disons qu'on replonge en enfance en laissant quelques traces de pneus derrière nous. Un cinéaste à surveiller de près.
Baise-en-ville (2025)
1 h 37 min. Sortie : 28 janvier 2026. Comédie
Film de Martin Jauvat
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
Autant Grand Paris m’avait laissé indifférent, autant cette nouvelle bizarrerie de Martin Jauvat m’a chaleureusement emporté dans les mésaventures de ce jeune homme un peu paumé à la recherche de quelque chose, un peu d’amour et d’un permis de conduire. Le ton est plus assumé, la mise en scène plus maitrisé et le jeu des comédiens mieux dirigés. On a toujours le droit à ce grain de folie porter par le rôle de Sebastien Chasagne en homme de ménage tout droit extrait d’un film de Wes Anderson et d’un Lebghil qui aura connu une année 2025 renversante. Un jeune auteur à suivre de près tant il fait du bien à la comédie française, la dépoussiérant comme il le faut.
They Will Kill You (2026)
1 h 34 min. Sortie : 25 mars 2026 (France). Comédie, Épouvante-Horreur
Film de Kirill Sokolov
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
J’ai vu l’avenir du ciné dans une poignée de viscères. Tellement revigorant, damn it ! Du Die Hard avec une pincée de fantastique satanique et un cocktail de Tarantino. En sortant de la salle, j’avais même du mal à croire qu’un tel film ait pu être produit, mais écoutez, tant mieux : c’est de bonne augure pour le genre. Fun fact : j’ai eu la même sensation de picotement que devant Projet Dernière Chance, dans le sens où je ne m’attendais pas à autant d’humour. En fait, je crois que les films qui savent éviter de se prendre trop au sérieux en s’injectant une dose de second degré sont mes préférés, aujourd’hui. J’apprécie le geste de l’auteur qui réussi à garder une dose de second degré sur son job. Narmol : l’autodérision est la marque des vrais génies. Attention, je crie pas au chef-d’œuvre non plus. Le film a ses limites, tout comme son scénario qu’on pourrait tanquer sans trop de peine sur un timbre. Également, les personnages qui ont beau être campé avec vigueur et égaiement ne s’avèrent pas les castors les plus utiles du barrage, si vous voyez ce que je veux dire.
Par contre, ça défouraille sec, mon ami. Ça dézingue dans tous les sens. Si vous vouliez de la tripaille, bienvenue dans votre nouvelle boucherie préférée parce qu’ici ça sabre goulûment. Oubliez l’honneur de film de chanbara pour embrasser la bêtise et le WTF à outrance de ce que fait de mieux le 21e siècle. Mon dieu que c’est too much, mais dieu sait qu’on en redemande. Ce duel de boss final, j’ai eu les poils sans déconner ! Vous voyez ce quignon de pain que vous pouvez pas vous empêchez de croquer en sortant de la boulangerie : tout aussi craquant et délicieux. Pour peu qu’on fasse partie de cette frange de spectateurs qui apprécient le grand n’importe quoi : courez dans votre cinéma le plus proche, ne laissez pas ce film se vautrer, car moi j’en veux encore des illuminations pareilles qui ne prétendent à rien d’autre que nous divertir de haut en large et en travers.
Decorado (2025)
1 h 35 min. Sortie : 26 août 2026 (France). Fantastique, Épouvante-Horreur, Animation
Long-métrage d'animation de Alberto Vázquez
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
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Rogue Trooper
Science-fiction
Long-métrage d'animation de Duncan Jones
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
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