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Critiques de Fêtons_le_cinéma

Versus
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7.1

Éveil des sens et révolte silencieuse

La grande sensibilité de L’Odeur de la papaye verte répand pendant une heure et demie une somme de saveurs et de sons qui sont le fruit d’échos lointains : la pluie sur les feuilles, son bruit si particulier depuis l’extérieur ou l’intérieur ; les avions qui passent au-dessus, bien qu’on ne les aperçoive pas ; les coups de machette sur la papaye, jusqu’à en inciser le ventre pour en... Lire l'avis à propos de L'Odeur de la papaye verte

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4.6

Une aventure de fond de bocal

L’Odyssée sous la mer est un défi homérique lancé à tout spectateur convaincu de trouver là un peu d’aventure, de grosses bébêtes pas gentilles et un esprit de camaraderie qui perce les carapaces hiérarchiques. Car rien de cela, sinon l’exact opposé : la mollesse de l’ensemble ne s’explique que par l’incapacité du réalisateur et de son équipe à proposer un tant soit peu d’originalité... Lire l'avis à propos de L'Odyssée sous la mer

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Bande-annonce
5.3

Turbulences et marche arrière

Amour & Turbulences devient intéressant quatre ans après sa sortie, quand Damien Chazelle gagne les écrans de cinéma. Car on reconnaît, à s’y méprendre, une trajectoire dramatique, une fluidité de caméra ainsi que des séquences – notamment celle où Antoine improvise un morceau de jazz au piano sous les regards charmés de son public – tout droit sorties de La La Land.... Lire l'avis à propos de Amour & Turbulences

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Bande-annonce
6.9

Ceux qui voulaient tout casser

Derrière ses litres de sang, ses outrances dégueulasses et sa grosse guitare électrique, Bienvenue à Zombieland file un propos plutôt intéressant : la dimension salvatrice du jeu collectif dans une société individualiste. Car les zombis incarnent l’être seul au monde qui a besoin de la chair de ses semblables pour survivre ; à leur opposé, ce sont des solitudes qui s’apprivoisent et... Lire la critique de Bienvenue à Zombieland

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5.6

Les pères en mémoire

Avec Iwo Jima, le réalisateur Allan Dwan pose la question suivante : que léguer de la guerre à nos enfants ? De quelle façon les actions belliqueuses féconderont-elles la mémoire des générations à venir ? Car ce qui ressort de la guerre, c’est avant toute chose une camaraderie brisée, pulvérisée, mitraillée par des balles invisibles tirées depuis des campements hostiles. On se... Lire l'avis à propos de Iwo Jima

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6.9

Chercher l'ivrogne frileux dans les brouillards du sens

La Cité de l’indicible peur est un brouillard du sens où tout, des mouvements aux paroles, se couvre de fumées. Le personnage campé par Bourvil est, lui, un feu follet : nous le voyons sautiller à la manière d’un fou dans un village hanté par les spectres de la culpabilité. Il traverse la lande digne d’une enquête de Sherlock Holmes – le manteau anglais appuie cette analogie – comme... Lire la critique de La Grande Frousse

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Bande-annonce
3.9

Le sens de la fête

Forcément, à comédie populaire française équivaut la destruction par le mépris ou tout autre petit jugement sentencieux qui feint de sauver l’honneur du cinéma pour, en réalité, se délecter d’un plaisir coupable : le plaisir à dire du mal. Car frapper une comédie est aisé, il suffit de trouver l’ensemble lourdingue et pas drôle, il suffit de condamner les excès de jeu de Christian Clavier, il... Lire l'avis à propos de Ibiza

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Bande-annonce
6.3

Tout est poussière, tout est magie

Zardoz commence comme la plupart des contes voltairiens, soit par l’arrachement d’un être à ses racines suivi de sa propulsion dans un monde différent du sien, si différent qu’il est regardé par les occupants de ce dernier comme objet de curiosité, de peur et de fantasme. Ce regard porté sur l’étranger féconde le cinéma de John Boorman, lui qui se plaît à orchestrer la lutte entre... Lire l'avis à propos de Zardoz

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Bande-annonce
4.1

Un coup dans l'eau

Lorsque Valérie Bonneton ingurgite par inadvertance une poudre aphrodisiaque, on rit de bon cœur. Et c’est à-peu-près la seule fois. Plus embarrassante que comique, la première réalisation de Delphine de Vigan échoue à esquiver la vulgarité qui menaçait son propos de base, et le perfectionnement de la libido devient rapidement un fourre-tout où s’empilent clichés pénibles et idées saugrenues.... Lire l'avis à propos de À coup sûr

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Bande-annonce
6.6

« je ne trouve pas les mots »

De chef d’œuvre à chef d’œuvre, le dialogue est parfait. Surtout pour une œuvre qui saisit avec une telle virtuosité l’incapacité à communiquer au sein d’un espace traditionnellement consacré à la parole : la cellule familiale. Cellule dit tout car le film, comme la pièce de Jean-Luc Lagarce, est un huis clos brûlé de soleil et pourtant trempé par l’averse qui, impromptue, s’affirme telle la... Lire la critique de Juste la fin du monde

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