Il y a des albums qui accrochent dès les premières notes, puis laissent une impression plus diffuse une fois l’écoute terminée. Form & Control de The Phenomenal Handclap Band m’a laissé dans cet entre-deux : séduit par l’intention, intrigué par l’univers, mais un brin frustré par ce qu’il ne m’a pas totalement donné.
L’album débute pourtant sur de très bonnes bases. La patte du groupe est reconnaissable : un mélange audacieux de disco, de funk, de rock psychédélique et d’électro vintage, le tout emballé dans une production soignée et généreuse. On sent un véritable amour pour les sonorités seventies, pour les basses rondes et les claviers en spirale, et l’on se laisse volontiers porter par cet univers stylisé, souvent dansant et par moments franchement enivrant.
Mais au fil de l’écoute, un constat s’installe : malgré l’énergie et la cohérence sonore, quelque chose fait défaut. Est-ce le manque de relief dans la narration musicale ? Une certaine répétitivité dans les structures ? Peut-être un peu de tout cela. Certains titres peinent à se distinguer ou à évoluer au-delà de leur idée de départ. L’ensemble finit par tourner en rond, comme une boule à facettes qui brille, mais éclaire toujours les mêmes coins.
Cela ne veut pas dire que l’album manque d’intérêt — loin de là. Il y a de vraies fulgurances, comme The Right One ou Shake, où l’alchimie fonctionne à merveille. Et c’est peut-être ce qui rend l’album à la fois appréciable et frustrant : on devine le potentiel, on perçoit la maîtrise, mais on reste un peu sur sa faim. C’est un disque qui fait bouger la tête, mais pas forcément le cœur.
En ce qui me concerne, Form & Control m’a laissé une impression mitigée : agréable à écouter, parfois très accrocheur, mais sans cette étincelle qui pousse à y revenir encore et encore. Il s’écoute bien, mais ne m’a pas habité.
Un 6/10 me semble juste : une œuvre bien réalisée, parfois enthousiasmante, mais qui manque d’un vrai souffle pour s’imposer pleinement. Un joli moment musical, mais pas inoubliable.