En 2011, Alela a voulu tenter un truc mais c'était un peu foireux en fait.
Rien de pire selon moi que les artistes qui s'enferment dans leurs habitudes, récitant en bons petits chefs d'entreprise leur recette afin de ne pas déstabiliser leur public et donc le consommateur.
A ce titre, le changement radical opéré par Alela Diane en 2011 ne pouvait que m'enthousiasmer. Enthousiasme vite douché à l'écoute de ces 10 titres.
Curieusement, en s'entourant de son mari, de son père, tous deux guitaristes, d'un bassiste et d'un batteur, la californienne n'a jamais semblé aussi seule, aussi perdue dans une musique qui ne lui correspondait pas vraiment. Il suffit d'entendre sa voix, presque en dehors du coup, pour comprendre le problème.
Non on ne se trouve pas face à un mauvais album, certains morceaux comme "To begin" ( http://youtu.be/CgEg8aZU0XM ), "Elijah" ( http://youtu.be/BDonMzsyWqc ), "Suzanne" ( http://youtu.be/VCw_vrnDpLM ) ou le single "The Wind" ( http://youtu.be/4pZRUXZZVYM ) sont même tout à fait recommandables.
Seulement l'ensemble manque de chair, l'émotion et la spontanéité qui transpirent habituellement de la musique d'Alela sont ici absentes. C'est du travail propre et bien fait, tellement propre qu'il s'avère finalement lisse et inoffensif, un peu en roue libre.
Les évènements qui suivront (1) viendront expliquer ce semi-échec : la Miss Diane n'était pas une femme heureuse à l'époque, et donc l'artiste se trouvait en état d'hibernation.
http://youtu.be/Dlf6t76NCHE
http://youtu.be/wD6wUHsbPIw
http://youtu.be/KhO2J5tjDIA
http://youtu.be/OZMjojWUhd4
http://youtu.be/J3JtTHI06GY
http://youtu.be/68VA5_6L90Q
Vous l'aurez compris, ce n'est pas avec cet album que ma liste s'est beaucoup enrichie : http://www.senscritique.com/liste/Elle_est_la_Diane_et_bien_la/275260
(1) http://www.senscritique.com/album/About_Farewell/critique/24248936