Par respect pour l'immense artiste qu'est Saez, je m'abstiendrai d'une critique détaillée, à défaut de pouvoir la rendre constructive. Elle serait douloureuse, pour lui, s'il tombait dessus, et pour moi. Il est difficile, pour moi, de voir la vieille roseraie musicale qui a coloré le jardin de ma jeunesse de tant de roses Saez se faner et mourir, sous mes yeux, en donnant ses dernières fleurs flétries, annonçant l'hiver d'une carrière d'artiste, qui s'achève. J'en garde des pots-pourris, précieux, des bouquets de roses séchées, au salon des souvenirs, quelques unes glissées entre les pages du livre de ma vie. Le rosiériste, Damien, j'espère qu'il est à l'abri de lui-même, et des autres, protégé du froid, qui arrive, dans sa cabane, qu'il est aimé, et que son talent connaîtra nouveau un printemps. Je serai là pour en cueillir de nouvelles, si sa roseraie renaît un jour.