FKA twigs a guidé les auditeurs à travers un cycle de chansons remarquablement honnête. Les complexités sont là où sa musique s’épanouit, et EUSEXUA en regorge. En ancrant son écriture dans le canon de la dance music des années 90, twigs brille d’une qualité qu’on n’avait pas vraiment vue chez elle auparavant. EUSEXUA est remarquablement insaisissable, laissant les morceaux aller partout et tout oser, tout en étant porté par la virtuosité d’une autrice-compositrice au sommet de sa forme.
C’est un chef-d’œuvre conceptuel qui parle autant au cœur qu’à l’esprit, au spirituel qu’au corps, nous rappelant que ces dimensions sont bien moins séparées que certains voudraient nous le faire croire. Les fans de longue date auront droit à un nouveau classique capable à la fois d’égaler et d’élargir la grandeur de ses œuvres précédentes, tandis que les nouveaux venus découvriront son génie dans sa forme la plus accessible. Excellent.
Le seul chant invité arrive sur le seul raté de l’album, « Childlike Things », qui, de façon bizarre, comporte des voix de North West, la fille de onze ans de Kanye West et Kim Kardashian, qui y livre un rap en anglais et en japonais. Avec son refrain chantonnant, ses scandements braillards et ses paroles volontairement loufoques (« Comme une théière en chocolat / Fais-les fondre et brûle-les »), le morceau détonne dans un album autrement sophistiqué, et il est tout simplement agaçant.