"Froot" se laisse écouter, mais on est loin des délires du premier album, et c'est un peu dommage.
Le deuxième album avait un côté électro assumé, qui le rangeait donc dans une catégorie à part ; celui-là n'a ni la folie du premier, ni la particularité du deuxième. Quelques chansons entraînantes mises à part ("Froot", "Savages", "Forget"...), l'ensemble reste assez convenu et ennuyeux. On est quand même loin de "Family Jewels", qui pouvait nous surprendre à chaque nouveau couplet. On est loin des cris de "Mowgli's Road". Et quand bien même "Electra Heart" était déjà en-dessous de son aîné, on est aussi à quelques lieues du refrain ultra-efficace de "Primadonna".
Cessons de comparer. Ce qui me gêne, c'est que l'ensemble ne décolle jamais vraiment. On reste dans le plat et le plan-plan, comme si Marina n'avait pas voulu prendre de risques. Et surtout, la jeune fille n'essaye pas de changer ses intonations ou ses formules : on a l'impression de réentendre les mêmes choses, mais en moins bien.
Dommage.