8
le 9 sept. 2016
SuivreVoyage dans l'âme de Léo
Si il y a un album pouvant décrire ce qu'était Léo Ferré, c'est celui-là ! Démesuré, tendre, fragile, violent, généreux, révolté, triste, comme lui et l'ensemble de son œuvre. Mais tout se termine...
Sorti en 1973, Il n’y a plus rien est sans doute l’un des albums les plus radicaux de Léo Ferré — et aussi l’un des plus déroutants. Ici, plus de chanson au sens classique : Ferré se mue en prophète, en orateur déchaîné qui déclame, éructe, murmure, s’enflamme. C’est un cri contre la société, contre Dieu, contre tout — un long poème en colère, souvent fascinant, parfois épuisant.
L’accompagnement orchestral, ample et dramatique, renforce cette impression d’apocalypse : cordes, percussions, bruitages… tout semble voué à exprimer la démesure d’un artiste qui ne veut plus plaire mais témoigner. Pourtant, derrière cette ambition grandiose, le disque finit par se refermer sur lui-même. Le verbe, trop dense, écrase parfois l’émotion ; la poésie, sublime à certains instants, devient pontifiante à d’autres.
Ferré y atteint sans doute un sommet d’expression personnelle, mais au prix de l’écoute : le lyrisme se transforme en torrent, où la parole déborde la musique. On sort de l’album ébranlé, admiratif, mais rarement touché.
Résumé
Un manifeste furieux et visionnaire, d’une intensité rare mais inégale.
⚡ Un cri de génie — trop haut, trop fort, pour qu’on l’entende toujours.
Créée
le 13 nov. 2025
Critique lue 22 fois
8
le 9 sept. 2016
SuivreSi il y a un album pouvant décrire ce qu'était Léo Ferré, c'est celui-là ! Démesuré, tendre, fragile, violent, généreux, révolté, triste, comme lui et l'ensemble de son œuvre. Mais tout se termine...
10
le 6 déc. 2017
SuivreC'est comme un train dans la nuit Un au revoir dans une gare Un enfant perdu qui crie Un chien tout seul dans un hangar C'est une valise toute cabossée Qui se dévoile après le coin L’œil devine la...
10
le 11 mars 2015
SuivreBonjour à tous, Cettte fois_ci, je m' attaque à un chanteur, dont j' admire la personnalité, et l' Oeuvre. Quel mec. Un anarchiste intelligent. Il a bercé mon adolescence.... Il est génial !! Que...
10
le 9 avr. 2026
SuivreAvec Vol.II, Angine de Poitrine ne se contente pas de confirmer l’essai : le duo pousse encore plus loin sa logique expérimentale et affirme une identité désormais totalement maîtrisée. Là où Vol.1...
6
le 20 sept. 2025
SuivreConfier la bande-son de TRON: Ares à Trent Reznor et Atticus Ross avait de quoi exciter : leur savoir-faire électronique, sombre et industriel, semblait parfaitement taillé pour l’univers numérique...
6
le 16 sept. 2025
SuivreAvec Labyrinthe, Feu! Chatterton continue de creuser son sillon entre rock lyrique et chanson poétique. La plume d’Arthur Teboul conserve cette densité littéraire, parfois enivrante, parfois trop...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème