Communément l'album dont le fan ne sait trop quoi faire. Parce que pas encore le Peter définitif, celui en avance sur son temps, qui cristallisera sur l'album suivant où se déploieront ses imposantes et pourtant humbles ambitions. Parce que comme en retrait par rapport aux flamboyances du précédent. Justement parce qu'il répondait à ces flamboyances là, qui n'étaient pas de son fait (en témoigne les deux versions de Here Comes The Flood, celle live du Kate Bush Christmas Show). Mais pour ce qui est perdu, une chose de gagnée : Pet s'y révèle un fameux trousseur de chansons. Il enchaine de ces choses dépourvues d'apparat parmi les plus belles qu'il ait jamais écrites (Mother of Violence, Indigo, Flotsam and Jetsam ..... ). Il les incarne généreusement (le final de Home Sweet Home est tout juste déchirant). DIY envoie du bois. Comme les guitares de White Shadow. Un album, un, qui vieillit très bien; deux qui est à part et donc enrichit pleinement l'oeuvre du monsieur.