L’histoire :
« The Doors » est le premier album studio du groupe de rock américain The Doors, sorti le 4 janvier 1967. Il contient la version intégrale du single qui a révélé le groupe au grand public, « Light My Fire », et se conclut par « The End », célèbre pour son passage parlé improvisé évoquant le complexe d’Œdipe.
Les Doors ont composé une grande partie des morceaux de leur premier album lors de concerts en 1966, notamment au Whisky a Go Go à Los Angeles. Après avoir été expulsés de la salle, ils signent avec Elektra Records et commencent l’enregistrement. Musicalement, l’album intègre un large éventail de styles, dont le jazz, le blues et la musique classique, le tout ancré dans une base rock. « The Doors » est depuis considéré comme un album phare du rock psychédélique et l’un des albums les plus influents des années 1960, ayant inspiré de nombreux artistes et enregistrements ultérieurs. (D’après Wikipédia)
Les paroles :
Jim Morrison nous parle de dépasser les limites mentales, sociales et sexuelles, de briser les conventions, de refuge émotionnel, de la fragilité de l’amour, de femmes artificielles, d’alcool, de prostitution et de désespoir existentiel, de désir, d’infidélité, du coup de foudre, de solitude, de peur, d’acceptation et de la fin sous différentes formes.
Mon avis :
L’album commence fort avec des mélodies entêtantes dans « Break On Through (To the Other Side) » et « Soul Kitchen », portées par un son psychédélique de claviers répétitifs et de guitares saturées, typique de la fin des années 60’. On ressent l’influence du blues dans des titres comme « Back Door Man », ainsi que celle d’artistes dont ils s’inspirent, comme Bertolt Brecht et Kurt Weill pour le texte de « Alabama Song (Whisky Bar) », le poète William Blake pour « End of the Night », et Willie Dixon, dont « Back Door Man » est une reprise. L’album mélange parfaitement toutes ces influences pour former un projet cohérent, avec des textes intéressants et des compositions désormais devenues intemporelles.
J’ai particulièrement aimé les parties instrumentales hypnotisantes, comme dans « Light My Fire », l’énergie et l’interprétation de Jim Morrison, les textes parfois existentiels et philosophiques, les solos de certains titres qui témoignent d’un niveau de jeu impressionnant, ainsi que les différentes influences, notamment du côté du jazz, qui apportent un véritable jeu de groupe s’accordant à merveille, le tout servi par des compositions originales et entraînantes.
J’ai moins aimé le passage du titre « Alabama Song (Whisky Bar) » à « Light My Fire », que je trouve trop abrupt, et « Alabama Song » dénote malheureusement un peu par rapport au reste de l’album.
Mes notes :
• Break On Through (To the Other Side) : 9
• Soul Kitchen : 9,25
• The Crystal Ship : 9
• Twentieth Century Fox : 8,75
• Alabama Song (Whisky Bar) : 7
• Light My Fire : 9,75
• Back Door Man : 9,25
• I Looked at You : 8,75
• End of the Night : 7,75
• Take It as It Comes : 8
• The End : 8,5
Total : 8,64 / 10
Conclusion :
Le premier album éponyme du groupe The Doors est une réussite aussi bien critique que commerciale et lance la carrière du groupe sur les chapeaux de roue. Leur mélange de styles typique des années 60’, combiné à un rock psychédélique audacieux, rend cet album instantanément culte pour quiconque l’entend en 1967.
Je recommande cet album aux fans de rock psychédélique et de blues, dans la veine de Jimi Hendrix, ainsi qu’à celles et ceux qui souhaitent découvrir un grand classique de ces styles.