Le célèbre groupe britannique à la musique inclassable est de retour avec un album teinté de mélancolie et avec un concept particulier puisque parmi les collaborations désormais habituelles avec le groupe, on retrouve pas mal de gens qui ne sont plus de ce monde.
En effet, Damon Albarn et Jamie Hewlett ont malheureusement perdus des proches avant de partir en Inde, et c'est là que les idées ont commencé visiblement à venir.
C'est très inspiré et différent de leurs opus précédents (sachant que les premiers sont déjà assez fous). Ça fait déjà quelques disques où le groupe surprend un peu moins qu'avant, et là c'est un autre univers, des sonorités qui changent un peu et bien sûr ce poids des duos virtuels avec des artistes disparus. D'ailleurs, j'aurais adoré qu'ils aient le droit d'utiliser la voix de Lou Reed comme c'était prévu au départ, mais ça ne s'est finalement pas fait.
Toujours est-il que réentendre Proof ou David Jolicoeur, ça fait quelque chose. Les choix de mixage sont formidables : tout est parfaitement audible, les détails viennent nous sauter aux oreilles et retranscrivent bien la splendeur de la production. Et ce qui est beau, c'est que ça ne jure pas avec les autres collaborations présentes dans l'album comme le titre avec les Sparks ou encore les couplets de Black Thought qui subliment certains morceaux.
J'ai beaucoup aimé la partie centrale de l'album, de The Empty Dream Machine à Delirium, c'est pour moi les meilleurs passages, ceux où le groupe se surpasse et tire le plus profit des artistes invités, mais globalement c'est juste un très bon disque.