C’est un manga intrigant mais le temps d’un tome ou d’un tome et demi seulement, peut-être deux en diagonale, éventuellement… mais même comme ça, on est déjà tellement soûlé par les agendas de justice sociale (et de misérabilisme) de l’auteur qu’on ne tient pas le coup, à moins d’avoir une endurance ou plutôt une tolérance à toute épreuve !
En effet, le sentiment d’urgence de cette apocalypse à venir (cet extra-terrestre invulnérable qui anéantira la planète à la fin de l’année scolaire, quand même, hein, ce n’est pas rien…) est vite rendu caduque par la niaiserie globale du manga, puisque la créature est le meilleur des professeurs et ne veut que la réussite de ses élèves !
Les tentatives d’assassinat se révèlent anecdotiques, pour ne pas dire simplement stupides et/ou hystériques… Tout ce discours prégnant sur l’exclusion (les ‘épaves’ de la classe E…), tout cet angélisme sur l’éducation se révèle épuisant de naïveté et de ridicule.
En fait, ce manga n’est qu’un donneur de leçons à la petite semaine, il ne cesse de pontifier à tort et à travers, tandis que son humour devient de plus en plus navrant. Il reste le dessin, typique d’un shonen moderne, simple et efficace mais c’est tout. La somme de tout ce fatras est égale à zéro… ou 1, pour le dessin et… l’idée de départ, intéressante certes… sur le papier (!) mais si mal exploitée et développée qu’elle a juste fait… pschiiit !