C’est l’histoire de… non, je m’égare : aucune espèce d’histoire là-dedans… seulement une ado qui trimbale un môme débilos afin de le ramener aux « vieux »… des vieux tarés en l’occurrence, aussi tarés que l’ado qui trimbale le môme débilos… et l’ado en question s’appelle « Bambi » !
Bambi n’a pas des yeux de biche… elle ne fait pas d’oeillades, elle flingue directement. Elle a un gros Desert Eagle (pléonasme) et on se demande comment elle peut… arriver à tirer avec ça. Il faudra demander au mangaka qui a pondu ce délire ininterrompu !
Car pour flinguer, ça flingue et ça gicle, car voyez-vous, une prime est sur la tête de Bambi puisqu’elle a enlevé le gamin mongolo ! et donc toute une armée est là pour faire la peau à Bambi à chaque coin de rue, dans chaque patelin… C’est assez amusant, surtout le premier tome… mais parvenu au début du 5ème (sur six) on constate qu’on a toujours pas avancé d’un poil de cul.
Des trous de balles veulent flinguer Bambi, elle sort son gros fligue et leur fait (au minimum) un second trou de balle : rincez et répétez… ad nauseam. Bref, je me dis donc que j’ai un peu perdu mon temps, un petit peu quand même avec ce manga foutraque qui sent la tarantinade qui a mariné trop longtemps sous le soleil. Même que l’auteur a dû choper une insolation.
D’ailleurs, c’est rarement du noir et blanc : c’est bien plus souvent du bleu et blanc, violet et blanc, rouge et blanc ou vert et blanc !… ce qui nuit à la lisibilité d’un dessin pourtant pas désagréable à la base. Lequel s’avère de toute façon fort confus dans l’action et le découpage, sans compter les raccourcis de l’espèce d’histoire à la con, bien entendu…
Enfin, Bambi a beau massacrer, être enragée comme pas deux, être complètement tarée et psychopathe, ça ne la rend certainement pas plus sympathique pour autant… ni franchement antipathique d’ailleurs ; en fait, elle nous fatigue… un peu trop, je crois ! elle est à elle seule une pénibilité non remboursée par la sécu.