Plongé en 1939, ce Bruce Wayne débute, seul, sans Alfred, bricolant ses gadgets dans un manoir désert. Il n’est pas encore la créature de la nuit, il se trompe, encaisse, et surtout, il douille sévère.
L’ambiance est magistrale : Gotham sous la pluie, poisseuse à souhait. Le polar est à son apogée, sublimé par des dessins somptueux qui transforment chaque case en tableau. Visuellement, c’est une claque.
Le récit, classique mais percutant, revisite les premières aventures de Batman avec une réflexion intéressante sur ses débuts, notamment son rapport aux armes. Seul regret ? On en veut plus. Un univers First Night aurait tout son sens.
Une pépite incontournable pour tout fan du Chevalier Noir.