Série honnête, si l'on accepte le format. Un classique.
Black Jack est parfois présenté comme la série la plus personnelle et la plus aboutie de Tezuka, dans la mesure où elle parle de chirurgie, domaine qui était la grande passion du maître. Les différents tomes parus chez Glénat reprennent les histoires parues dans l'ordre chronologique.
Chaque histoire fait à peu près 20 pages, la série paraissant visiblement sur un rythme hebdomadaire, ou en tout cas resserré : la forme s'en ressent, avec des leitmotivs qui lasseront peut-être un peu celui qui lira les tomes, mais j'imagine la joie des lecteurs japonais qui se disaient : chouette, une nouvelle histoire de Black Jack !
Les histoires tournent autour de la chirurgie, avec des dessins réalistes d'intervention qui rebuteront les lecteurs les plus sensibles. Le ton des histoires peut varier, certaines sont plus légères, d'autres très sombres : j'ai du moins l'impression que Tezuka a utilisé cette série pour s'essayer à différents genres. De nombreux personnages d'autres séries font d'ailleurs des caméos.
Ne croyez pas ceux qui disent qu'il s'agit du chef d'oeuvre de Tezuka, c'est exagéré. En revanche c'est une série de qualité honnête, qui réserve de bonnes surprises, mais qu'il vaut mieux lire en plusieurs fois pour éviter la lassitude. L'influence de cette série sur des mangas ultérieurs est évidente.