Et voilà, je viens de terminer le 28ème et dernier tome de Kenshin le Vagabond, et je peux donc enfin faire un commentaire sur cette série marquante de la fin des années 1990. J'en avais toujours entendu parler sans jamais avoir eu l'occasion de m'y plonger. C'est désormais chose faite.
Pour contextualiser, Kenshin le Vagabond met en scène Kenshin Himura, autrefois connu sous le nom de Battosaï l'Assassin, un ronin de la seconde moitié du XIXe siècle après que le Japon ait traversé une période de grands bouleversements avec la fin du shogunat et l'instauration de l'ère Meiji, marquée par un changement radical du système politique et une ouverture au monde. Kenshin, ancien tueur sans pitié durant la guerre, cherche désormais la rédemption et s'est promis de ne plus tuer. Mais son passé va le rattraper, et il sera obligé de se battre pour protéger ses proches.
Si ce manga adopte d'abord une approche historique pour poser son contexte, avec la présence de quelques personnages réels, l'évolution de la série en fait progressivement un shonen de chanbara totalement orienté action, qui ne s'encombre plus vraiment de l'Histoire. Et ce n'est pas forcément un mal. Kenshin, c'est avant tout une histoire humaine, fondée sur les émotions, l'amitié, la vengeance, la haine et la rédemption.
Les personnages sont attachants et, pour la plupart, charismatiques, même s'il est dommage que certains n'aient pas eu autant de place qu'ils l'auraient mérité. L'intrigue est prenante et gagne en intensité comme en émotion au fil des tomes, même si, par moments, l'auteur (comme souvent dans les séries) se perd un peu dans sa construction scénaristique et commet quelques erreurs de débutant, ce qui reste compréhensible puisqu'il s'agit de sa première grande série. Malgré cela, il livre au final une oeuvre qui tient en haleine et que j'ai pris plaisir à lire quasiment d'une traite.
Trente ans plus tard, ce manga n'a finalement pas tant vieilli et se lit encore avec plaisir quand on aime les shonen d'action. J'en garderai un très bon souvenir.