Les dessins sont impressionnants, c'est indéniable. L'idée de base, les personnages et l'écriture du concept sont percutants et originaux avec un héros qui a déjà gagné avant même de commencer, qui s'ennuie dans un monde obsédé par le classement. L'antagoniste (Garou) est inoubliable, et ce combat de fin MAGISTRAL restera gravé comme l'un des plus beaux spectacles du manga.
J'ai aimé cette histoire, mais de manière "découpée". J'ai adoré les moments d'action et la comédie de Saitama, mais j'ai buté sur un mur soit l'écriture des dialogues. C'est ce qui m'a vraiment foutu un frein et m'a empêché de profiter à 100% de la lecture. Tout semblait parfois assez plat, manque de naturel ou de profondeur dans les échanges, sauf quand il s'agit de philosophie de combat pure.
Pire encore, l'écriture des personnages autres que l'antagoniste et Saitama est nulle. Les membres de l'Association des Héros, les autres héros classés... beaucoup sont des archétypes creux, sans réelle consistance ou évolution intéressante en dehors de leur puissance brute. C'est vraiment dommage que ces détails, qui semblent secondaires, soient en fait cruciaux pour les fondements d'un manga.
Au final, on a une œuvre binaire avec en dehors du FOND de l'œuvre (les dialogues faibles, les personnages secondaires oubliables), la FORME (design, chorégraphie de combat) était presque parfaite.