On pensait être imperméable à la romance à la japonaise. Trop codifiés, trop girly, les shojo nous tombaient des mains les uns après les autres. Jusqu’à cet Orange de Noël. Certes le manga d’Ichigo Takano porte quelques stigmates propres au genre : des étoiles par-ci, des halos lumineux par-là et cet infranchissable horizon du collège. Mais quelque chose résonne profondément à la lecture de cette fausse amourette d’ados. Peut-être est-ce la petite touche de fantastique qui sert de point de départ à l’histoire : un matin, la frêle Naho reçoit une lettre de son moi du futur qui lui enjoint de ne pas répéter des erreurs qui la rongent encore dix ans plus tard. Ou bien est-ce la franchise désarmante de ce groupe de six amis qui apprend à ne vivre qu’à cinq, amputé d’un des leurs qu’ils n’ont pas su protéger. Une finesse dans la gestion du deuil proche de celle entrevue dans le bel anime Ano hi mita hana no namae o bokutachi wa mada shiranai (2011) de Tatsuyuki Nagai, malheureusement jamais édité en France. Reste qu’avec Orange et quelques autres titres (Riku, Magical Girl of the End), la jeune maison Akata s’impose comme une valeur sûre.

Créée

le 12 févr. 2015

Critique lue 1.9K fois

Orange

Orange

7

Marius

le 12 févr. 2015

Suivre

Critique de Orange par Marius

On pensait être imperméable à la romance à la japonaise. Trop codifiés, trop girly, les shojo nous tombaient des mains les uns après les autres. Jusqu’à cet Orange de Noël. Certes le manga d’Ichigo...

Orange

Orange

8

Anvil

le 3 avr. 2016

Suivre

Vous aussi, passez à l’Orange…

(Les lignes qui suivent contiennent quelques spoilers réduits au minimum.) Avant Orange était un terme qui m’évoquait, outre la couleur, un fruit, un opérateur téléphonique et une équipe de foot. Et...

Orange

Orange

4

Victor_Jolit

le 16 mars 2017

Suivre

Ma critique

Salut, voici peut être la seule critique négative et pas constructive car à voir les autres commentaires, ce manga est un chef d'oeuvre ! Je viens de finir les 5 tomes après un combat long et acharné...

The Dark Knight Rises

The Dark Knight Rises

4

Marius

le 19 juil. 2012

Suivre
Dernière modification

le 20 juil. 2012

Bane à ordures

Jusqu'alors DKR signifiait, pour le geek averti, Dark Knight Returns. Une oeuvre majeure dans la bibliothèque de Batman. Quelque chose d'adulte et de complexe. Tout ce que n'est pas TDKR. Qui n'est...

The Artist

The Artist

1

Marius

le 15 mai 2011

Suivre

La blague américaine

En terrain conquis. Le mec de "la Classe américaine" à Cannes? Ça clignotait de partout: ce film est fait pour moi. 5h34 plus tard (en réalité, le film est un poil moins long), j'avais l'impression...

Melancholia

Melancholia

10

Marius

le 18 mai 2011

Suivre

Melancholia and the infinite sadness

Bon, Lars von Hitler à 8 heures du mat, c'était pas gagné (qu'est-ce qu'on ferait pas pour voir des films danois avant les autres)... Mais se réveiller devant un astre sombre, sombrer avec ces jeunes...