Superman au pays des Soviets
(...) Ce qui me déçoit un peu, c’est que j’aurais aimé que Mark Millar aille un peu plus loin dans la critique sociétale. Il y a bien quelques pistes de réflexion ici ou là, mais j’ai eu l’impression qu’il avait enclenché le frein à main, comme s’il n’osait pas y aller à fond, aussi bien sur le plan réflexif (le totalitarisme voire le fanatisme incarné par un Superman pourtant pétri de bonnes intentions), que sur le pur plan scénaristique. Peut être que s’attaquer au « mythe » Superman est finalement (en tout cas aux USA) quelque chose de plus délicat qu’on veut bien le croire, surtout quand il s’agit de faire passer le symbole de l’Amérique toute puissante chez l’ennemi historique !
Reste tout de même une uchronie rafraîchissante, une vision originale et décalée qui ne manque pas d’intérêt. Ce n’est donc pas le chef d’oeuvre attendu, mais ce fut tout de même un très bon moment !