Les mangas qui font du polar sont assez rares et celui-ci -si ce n’est qu’il se passe au Japon (dans les années 60)- pourrait passer pour une bédé occidentale tant son style très épuré est éloigné des tendances nipponnes très établies en la matière.
Très aéré, le dessin reste très clair mais fort déconcertant et s’il est bien fait, il ne remporte pas mon adhésion pour autant. Il faut dire que le découpage et la présentation des planches concordent ici un peu trop avec le récit foutraque quasi surréaliste de cette étrange affaire policière, laquelle fait du surplace et n’a semble-t-il d’autre but que d’embrouiller le lecteur.
Que de questions à chaque nouveau chapitre dans cette ambiance lourde et absconse avec cet inspecteur et son morceau de métal dans la tête, les références lunaires répétées comme autant de clichés fatigués qui tapent sur le système. On s’ennuie, on se lasse et au bout seulement du premier tome, je n’en pouvais plus : j’ai donc balancé tout ce merdier au feu ! (cendres de lune !).