Togashi est un écolier japonais extrêmement doué pour le 100 m ; un jour, il va rencontrer Komiya, un autre garçon qui a l'air doué pour la course, mais qui manque de technique. Leur amitié, puis leur rivalité, vont traverser les années, malgré les difficultés liés au temps qui passe.
Sorti entre la chèvre et le chou par Netflix un 31 Décembre, 100 mètres était d'abord sorti au cinéma au Japon quelques mois plus tôt, et il confirme le talent de Kenji Iwaisawa, qu'on a connu au départ pour On-gaku notre Rock. L'histoire est au fond classique, mais elle est portée par une réalisation assez folle, où pour une fois on ressent presque le côté physique d'un 100 mètres, le souffle qui augmente, les pas qui s'accélèrent. D'ailleurs, je pense que l'animation a dû être faite (en grande partie ?) à l'aide de la rotoscopie, car les mouvements des athlètes sont extrêmement réalistes, même si cela peut occasionner de légères saccades lors de travellings. D'une certaine façon, ça renvoie au côté nekketsu des animes où la vie vaut la peine d'être vécue si c'est pour rester quelques instants de plus sur la piste. D'ailleurs, la morale du film vient d'un des personnages qui dit de vivre réellement sa vie durant ces dix secondes, c'est dire à quel point courir est comme un sacerdoce pour eux. Pour revenir aux sportifs, on ne peut pas dire qu'ils soient réellement développés, comme s'ils n'étaient rien en-dehors des courses, mais ils s'illustrent tout particulièrement lors des compétitions où, peu importe ce qu'ils risquent au niveau de la santé, vivre une passion est plus fort que tout.
En tout cas, 100 mètres est une excellente surprise, à la fois touchante voire poignante, et j'espère qu'il apportera à Iwaisawa la reconnaissance qu'il mérite.