Comme d'habitude chez Makoto Shinkai, on a un film foncièrement mélancolique, nostalgique, d'un romantisme adolescent, parlant, comme le réalisateur le dit si bien lui-même, de la «Distance entre les coeurs». Cette idée de distance, de mouvements, tant physique dans «Le tourbillon de la vie », comme disait (chantait) l'autre, court sur tout le film, et au travers de trois histoires qui, moins que des moments charnières de la vie sentimentale du héros, sont de ces petits drames intimes presque anodins. Là est la mélancolie du film, dans cette idée que, fatalement, les choses nous échappent.
Bref, c'est très touchant, et si visuellement c'est toujours aussi beau, il y a quelque chose de plus esquissé, plus proche de l'aquarelle dans la représentation quais-photo-réaliste de ce Japon du quotidien. Et oui, ça participe aussi au charme de ce film trop court (tout juste une heure), mais qui est peut-être le plus attachant de la filmographie de Shinkai.