Revue de stress

Avis sur Joy

Avatar guyness
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Sergent Pepper: On navigue manifestement ici dans des eaux connues, propres à David O. Russell, dont je n'ai vu aucun film, ce qui est chiant, puisque je ne peux inclure aucun lien avec une de mes critiques. Cela dit, c'est chouette, il a réalisé huit films, ça me fait une semaine de critiques. Bien entendu, on ne trouve rien ici des rivages sulfureux d'un Orange mécanique portraiturant les tourments d'un monde en mal de repères, sauvés par une serpillère qu'on aurait bien du mal à trouver dans un Mulholland Drive convoquant Eros et Thanantos dans un étrange bal qui laissera le sol exsangue de toute goutte d'eau, à l'image de la sécheresse de l'héroïne, essorée mais victorieuse.

Gothic: Elle s'était pris un coup de serpe, hier. Normal pour quelqu'un comme Jennifer qui à l'habitude de rendre l'eau rance. Et quand c'est sale, ça colle et Joy stick. Bref, c'est pas la joy. All this for a mop, hop, c'est pas top.

Limguela: Je ne comprend pas l'intérêt de parler d'un film. Un film c'est une expérience intérieure. Ne comptez donc pas sur moi pour écrire sur ce film. Je ne suis pas en train de la faire. Ce film est une merde. Quand j'ai vu les notes excrémentielles qu'il récoltait majoritairement, mon sang n'a fait qu'un tour. C'est un bijou.

Ze Big Nowhere: Telle une Zahia aguicheuse et gourmande, Joy essore ses partenaires commerciaux et les surfaces fangeuses. Pour bien comprendre la donzelle, y a trois choses qu'il faut savoir sur son paternel: il a les fils qu'ont tendance à se toucher, les bonbons qui collent au papier, et de sacrés oursins dans les poches. Et Bob s'acquitte de sa tâche avec la maestria d'un taxi driver, si tu vois ce que je veux dire, mon copain. Dans ce contexte, on peut dire que la petite bêcheuse, en héroïne punk experte du manche (de serpillière), s'en sort avec les honneurs. Pas de quoi fatiguer l'élastique du caleçon, t'admettras. Et avec ça, même pas un morceau de Cazoul dans la B.O. A se la peindre en noir et à se la mordre.

Kalopani: il m'a bien fallu 60mn pour me rendre compte de l'absence complète de chambara dans ce métrage, et 60 autres pour pour comprendre pourquoi: pas un acteur japonais dans ce récit datant cruellement d'une bonne 40aine d'années de retard par rapport à l'âge d'or du cinéma nippon. En un mot: Tsumaranaidesu.

Kenshin: Tu vois ce matin en passant la pièce (et wech, on parle comme ça chez oim, tu vois, chez nous le sol est couvert de jolies tomettes rouges, je te laisse imaginer. Le sud ça commence là où tu poses les pieds) je repensais à cette vidéo que j'ai vu hier soir où une actrice au physique sacrément avantageux, si tu veux mon avis, faisait des trucs avec son balais brosse que je ne pouvais imaginer, alors que je peux me targuer d'avoir une certaine expérience en la matière. D'actrices. Pas de balais. Lol. XOXO

Docteur Jivago: David O.Russel nous plonge dans une ambiance réussie, naviguant entre allégresse et déception, sachant nous montrer toute la palette des sentiments humains, posant sa caméra sur Jennifer Lawrence avec un amour manifeste.
Sans être un grand film, un oeuvre attachante qui bénéficie d'une ambiance réussie.

Djee VanSchwarzeneCleef : Tu le sais, Jennifer, je lui donne. Et j'attends pas la monnaie. J'ai vu Joy et ça m'obsède. J'imagine le film tourné par Friedkin. Des marres de sang, une technicienne de surface qui s'en sort pas pour nettoyer tout ça, et l'idée de génie, pour venger toutes les femmes de ménage du monde, paf, parce que vois-tu, une technicienne de surface et une femme de ménage, c'est la même chose. Tu vas me dire, on s'en branle un peu, et là, moi je te dis que, et de un, tu parles mal, c'est supra vulgaire, et de deux, qu'est-ce que tu connais de ce monde-là, toi qui a tant de mal à jacter à cause de ta cuillère en argent qui t'entrave le sale cloaque qui entoure ton dentier.

Cultural Mind: Toute l'Amérique des années 90 se déploie ici. Le rêve de réussite, cette plante proliférante mais fragile, pousse sur le terreau d'un cocon maternel asphyxiant, symbole du bouillon de culture sous serre qu'est cette famille banalement dysfonctionnelle. Joy lave avec abnégation les tâches d'une génération sans morale ni idéal, et en absorbe les humeurs amères. L'oxymore est prégnant et elle crée sans joie. Quel onirisme malade permet à une fille au destin raté de devoir déposer son espoir de quart d'heure de gloire sous les fourches caudines d'une chaine de télé-marketing sordide ? L'inspiration en forme d'eau usée de David O. Russel tourne au fond du sceau d'une distribution qui macère: Laurence, De Niro et Cooper jouent en pantoufle et bien vite l'ensemble du métrage ressemble au triste soap qui obsède la mère de Joy.

San Felice: Les preuves s'accumulent et pourtant personne ne les voit. Comment la pauvre Joy pourrait-elle en arriver à ce job minable dans cet maison triste avec cet environnement de losers sans être le produit d'une éducation qui a perdu toutes ses valeurs, sans une autorité démissionnaire pilotée par des démagos pour qui l'argent est devenu le seul repère, alpha et oméga d'une mission publique dont les fondements se sont depuis longtemps enfoncés sous les décombres fumantes de l'american way of life ?

guyness: je vais vous pondre une phrase si alambiquée et si pleine d'esprit que très rapidement plus personne ne pourra vraiment y retrouver ses petits, entre les lecteurs qui ne sauront plus à la fin de quoi parlait son début, et la grammaire qui aura toutes les peines du monde à s'appliquer car pour qu'un complément s'accorde, qu'un verbe se conjugue ou qu'un adverbe se décline, il faut quand même à un moment ou à un autre savoir où se situe le sujet, qui d'ailleurs, se trouve être la création d'une serpillère relativement révolutionnaire à l'époque, mais au bout du compte, quand même, bordel, qui se soucie de l'inventeuse d'une serpillère, surtout quand j'en suis déjà à 5 ou 6 lignes et que je n'ai pas encore ouvert une parenthèse alors que j'en ai furieusement envie, mais du coup, ce serait résolument interminable et donc je ne sais plus commet m'en sortir, à si, tiens, là, comme ça: un point.

-pol-: L'École de Kyōto, le cartésianisme, le spinozisme, le criticisme, l'empiriocriticisme, les Idéologues, l'hégélianisme, l'idéalisme allemand, le positivisme, le néo-kantisme, le pessimisme, l'optimisme, le socialisme, le marxisme, le marxisme-léninisme, le nihilisme, le néo-thomisme, le pragmatisme, l'utilitarisme, le vitalisme, la phénoménologie, l'existentialisme, le personnalisme, l'existentialisme chrétien, le cercle de Vienne , la philosophie chrétienne, le néo-védanta, la philosophie de l'esprit, la philosophie analytique, l'objectivisme, l'école de Francfort, le structuralisme, le situationnisme, la post-modernité.. aucune de ces écoles ne dit un traitre mot sur ce morceau de toile grossière et résistante, de forme plus ou moins régulière et d'environ 50 cm de côté, servant à laver les sols à l'eau savonneuse (ou autre liquide).
Vous dire si ce sont tous des cons.

Saint-John Poivrot d'Arvor: Joy, c'est une avalanche de petites choses qui n'apportent aucune satisfaction. Hors de question de soulever les foules avec allégresse après une si dangereuse visite. Un film sur une serpillère, un truc horrible à ne plus en dormir, et peut-être préfèrerais-je tout simplement fuir.

Zombiraptor: Le bon cinéma, finalement, dépend de critères assez simples. Il s'agit presque toujours d'un problème de composants: un vélociraptor, un ptéranodon, Stallone ou Swarzie. Y a t il n'importe lequel de ces éléments ici ? Pire: imagine-t-on une seconde un vélociraptor, un ptéranodon, Stallone ou Swarzie avec une serpillère ? Oui, mais dans une parodie de film des années 80. Ce qui n'est pas le cas ici. C'est donc un mauvais film. Tout vrai scientifique, comme Samuel L. Jackson, pourra vous le confirmer.

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