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Tarantino est un cinéphile énigmatique. Considéré pour son amour du cinéma bis (ou de genre), le garçon se révèle être, au détours d'interviews dignes de ce nom, un véritable boulimique de tous les types de cinéma, jusqu'aux plus classiques. Et si c'est sur l'exploitation et le renouvellement du film de genre qu'il a bâti sa filmographie, il est capable de bluffer le plus érudit de nos spécialistes hexagonaux en citant telle scène de tel film connu d'une poignée de connaisseurs, parce qu'il en a saisi la quintessence ou la singularité stylistique ou émotionnelle.
Pour faire plus simple, inscrit sur SC, Quentin aurait 20000 films notés et serait capable de parler de chacun d'entre eux, ou presque.

Son parcours n'a cessé de me décevoir. Oh, une déception douce, attention, je n'ai jamais voué un culte au bonhomme, mais si je considère ses trois premiers films comme de véritables réussites, la suite, quoi qu'intéressante, a ressemblé à une série de régurgitations dont la forme prenait de plus en plus le pas sur le fond, le point culminant se déguisant en une course poursuite automobile sans but, habilement (toujours) camouflée en double-feature potache.

Cette fois, Quentin (re)trouve une forme d'équilibre, un mix réussi entre classicisme et excès qui permet à ces 2h45 de passer avec un certain panard… euh, panache. Comme si, d'un puzzle dont chaque pièce avait été soigneusement éparpillée depuis Kill Bill, il venait de trouver la façon de tout imbriquer pour que, cette fois, cela ressemble enfin à une œuvre. Bénéfice immédiat pour le spectateur amateur de Tarantineries mais un tantinet exigeant: un plaisir non coupable devant la plupart des grands moments qui restent, avant tout, de formidables performances d'acteurs, que Quentin sait admirablement diriger, bordel !
Christopher Waltz, Samuel L. Jackson et DiCaprio sont tour à tour servis par de brillants dialogues, qu'ils placent avec un plaisir évident. Même Don Johnson est bon, c'est dire.
Comment peut-on oublier la scène burlesque mais sacrément réussie des prémices du Klu Klux Klan ?
En fait, le film vaut 7, mais la première heure est tellement jouissive que je surnote volontairement d'un point.

Du coup, on peut presque passer sous silence les concessions de Quentin à Tarantino, pas tant dans les ralentis-clins-d'yeux-appuyés, mais plus cette façon quasi cahier des charges de plaquer un morceaux de musique cooooool sur une scène qui s'étire soudainement avec parfois le talent et la grâce d'un Guilaume Canet.
Mais ce qui pourra paraitre une nouvelle fois sacrilège au Tarantino-hater pourra être considéré comme bénin aux yeux de l'amateur qui a mûri depuis Reservoir Dogs.
Le final gunfightesque est finalement ce qui restera comme le plus dispensable du métrage, non sans comporter une ou deux fulgurance agréable.

Le spaghetti c'pas gouteux

En s'appuyant sur un genre défini par son exubérance, on pouvait craindre la surenchère. Tarantino a évité bien des pièges et à même eu le bon goût de préserver quelques fondamentaux du western, le vrai: il y a bivouac et scènes dans la neige.

Quentin tartina et Django régna.
Django Unchained
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Quentin, talent finaud

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