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Je n'arrive pas à ordonner mes pensées mieux que ca, alors ca va etre un peu décousu...

J'ai passé les 3 heures du film en malaise absolu, coincé dans mon siège, hésitant a fuir mais en même temps espérant que ca s'arrange ou qu'un retournement de situation ou de point de vue vienne nuancer ce à quoi j'étais soumis.

On assiste pendant 3 heures à une bande de turbo-beaufs du sud de la France en chien qui draguent/harcèlent/tripotent/embrassent des meufs . Meufs dont le seul horizon est visiblement "les mecs, et leurs validation et leur regard", qui se contorsionnent pour se conformer aux "besoins/envies" de ces messieurs (c'est encore pire quand c'est les mères qui se lancent là dedans et semblent valider tout ce bordel).

la caméra de Kechiche est dans le sur-réel, comme d'habitude, on est a 1000% dans chaque scène, et ces scènes durent et laissent s'installer le malaise chez moi. Du coup je me sentais inséré de force dans le point de vue de mecs immondes et c'est hyper malaisant.

Kéchiche filme à hauteur de cul non stop. Ce n'est même pas le point de vue des personnages qui se désirent ou se regardent, y'a des scènes entières où une fille se change seule dans une pièce et la caméra la scanne de haut en bas en alternant le plan cul et le plan nichons... Pour avoir vu un autre film récemment (Call Me by Your Name) sur le regard et le désir, avec une caméra baladeuse et voyeuse, un peu cochonne même parfois quand elle filme l'intérieur des shorts des personnages , le contraste est saisissant. Ici c'est le regard de Kechiche lui-même, qui est hors du récit, qui organise tout son cinéma. Et ce regard est vraiment trop systématique et gratuit pour ne pas coller la nausée. Surtout dans le contexte du film où les mecs sont déjà tous à tourner autour de jeunes filles et à chasser en utilisant tous les stratagèmes les plus éculés pour se les taper. J'ai lu que c'était pas tant un film de "Male Gaze" qu'un film sur le Male Gaze. J'aurais aimé voir ça mais je ne vois rien comme réflexion , juste un mec qui se vautre dans ses fantasmes, et qui fait son montage la main dans le caleçon. Durée estimée du film à cadrer des boulards ondulants en contre plongée ou des seins qui gigotent : 10%. Durée ressentie : 50 %.

C'est vraiment Héteroland, le film. En plus c'est méga long et je ne comprends pas ce qui justifie ca, c'est juste une tranche de vie de jeunes gens. C'est dommage les acteurs sont merveilleux.

Benjicoq
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