Le cinéma Australien nous surprend agréablement ici avec cette œuvre résolument dérangeante, à travers laquelle on fait la connaissance de Patrick, un jeune homme plongé dans le coma depuis plusieurs années. Les yeux grands ouverts, le regard vitreux, s’il a perdu ses cinq sens, il a su développer avec les années un sixième sens pour le moins déstabilisant et qui n’est pas sans conséquences, à savoir la télékinésie.
Patrick (1978) n’est pas sans défaut, loin de là. L’oeuvre souffre du poids des années, certaines idées tombent à plat, les SFX sont tous pour la plupart décevants, mais les acteurs en général sont tous convaincants et c’est cela qui sauve le film du bide. A noter aussi la prestation de Robert Thompson, qui mérite amplement que l’on lui décerne le prix du meilleur acteur stoïque. Signalons enfin, que le cinéma Italien a réalisé une suite non autorisée intitulée Patrick vive ancora (1980), en effet, c’était une mode assez récurrente à cette époque en Italie, de voir des suites ou tout simplement de pâles copies de films Américains ou de toutes autres nationalités.
(critique rédigée en 2010)
► http://bit.ly/CinephileNostalGeek ★ http://twitter.com/B_Renger ◄