Plus Quentin Dupieux enrichit sa filmographie et plus j'ai la certitude d'être un bobo.
En effet, je serais bien incapable de dire si Mr Oizo a un univers singulier, d'ores et déjà une véritable marque de fabrique cinématographique, ou s'il a juste trouvé le filon pour piéger le bobo. Le garçon avouant lui-même qu'il est paresseux, la deuxième hypothèse me parait très plausible, et elle se vérifiera peut-être quand (et si) les six autres chapitres prévus* ressemblent trait pour trait à cet opus, qui lui-même ressemble fort à l'orgasmique "Rubber".
J'ai beau avoir de gros doutes sur le talent réel du bonhomme, je n'y peux rien, je plonge, je me régale, au point d'appuyer sur "Repeat" à peine le générique de fin achevé. Son côté " T'as vu comme je suis original ? " est évident, impossible de ne pas voir les ÉNORMES ficelles, et pourtant je lui dis " Encore du "Stade 2 / Stade 3", encore du Marilyn Manson en ado DJ à la con ( Tu crois qu'on l'a pas vu le coup de l'auto-parodie, Quentin ? ), encore de la Roxane Mesquida ( qui pourrait être L'égérie bobo, n'est-ce-pas Catherine Breillat ? )... "
Tout son univers porte l'estampille "super top décalé" mais j'aime ça. Ayant eu la confirmation que j'étais bien un bobo, il était temps pour moi de l'assumer pleinement et de le crier au grand jour... C'est trop méga génial d'être un bobo, même si j'aurais préféré être un gros beauf (Liste participative)
- Le tout devant former au bout du compte un long métrage (1)
(1) Celui-ci existe dorénavant : "Wrong Cops"
"Nonfilm"
"Steak"
"Wrong"