Bon, les gars, j’vais pas y aller par quatre chemins : j’ai maté A Working Man, le dernier film avec Jason Statham, et j’ai eu l’impression de revoir pour la quinzième fois le même plat réchauffé. Tu sais, celui qui te file une indigestion rien qu’à l’odeur.
Le pitch ? Levon Cade, un ancien des Royal Marines, bosse peinard sur un chantier à Chicago. Mais voilà que la fille de son patron se fait kidnapper par des trafiquants russes. Et bim, notre Statham reprend du service, sort les poings et les punchlines, et c’est reparti pour un tour.
Le problème, c’est que tout ça sent le déjà-vu à plein nez. Le scénario, coécrit par Stallone et Ayer, c’est du recyclage de Taken et de John Wick, sans la fraîcheur ni l’originalité. Les dialogues ? On dirait qu’ils ont été écrits par un robot sous Lexomil. Et la musique… sérieusement, la Sonate au Clair de Lune de Beethoven en boucle ? Faut arrêter les frais.
Statham, fidèle à lui-même, distribue les mandales avec son air de mec constipé. Mais même lui, on sent qu’il commence à se lasser de jouer les gros bras sans cervelle. Les scènes d’action sont là, certes, mais elles manquent de peps, de surprise. On est loin de la nervosité d’un Beekeeper. Et puis, les méchants… des Russes caricaturaux, avec des noms à coucher dehors et des accents à couper au couteau. On dirait qu’ils ont été piochés dans un manuel de clichés hollywoodiens.
Bref, A Working Man, c’est comme un vieux moteur diesel : ça fait du bruit, ça fume, mais ça n’avance pas. Je lui colle un 4 sur 10, et encore, c’est parce que j’ai un faible pour les bastons bien chorégraphiées. Mais franchement, Statham, faudrait penser à changer de disque. Parce que là, on commence à connaître la chanson par cœur.