Quatrième et dernier long métrage de la lucrative franchise «Airport» et certainement, l’un des pires films catastrophe jamais réalisé.

Si le premier épisode fut le précurseur d’un genre qui connu un énorme succès durant les années 70 («La Tour Infernale», «Tremblement de Terre»...), cet «Airport 80» l’achève de la plus pathétique des manières.

Avant d’en expliquer les raisons, revenons d’abord sur la seule et véritable vedette du film, le Concorde. Ce fleuron de l’aviation franco-britannique mis hors course en novembre 2003 après presque 30 ans de bons et loyaux services.

Pour relancer l'intérêt d’une franchise qui connaissait déjà de forts signes de faiblesse, les producteurs décident de se passer pour la première fois, du mythique Boeing 747 pour se tourner vers cet avion supersonique en avance sur son temps.

Un accord est passé avec l’Aérospatiale qui met à disposition du film, son modèle enregistré sous le nom de F-BTSC, un avion destiné aux vols commerciaux qui connaitra quelques années plus tard, une fin tragique. C’est en effet ce même avion qui défraya la chronique en s’écrasant à Gonesse en Juillet 2000, ne laissant aucun survivant.

Ce changement aura des conséquences sur le scénario qui devra être constamment remanié pour prendre en compte les spécificités particulières du supersonique.

Mais à force de retoucher le script, on se retrouve avec un film débile qui enchaine les poncifs éculés et les pires invraisemblances. Entre des loopings à Mach 2, l’ouverture d’un hublot à 30000 pieds pour déjouer un avion de chasse menaçant, un atterrissage sur une piste de ski et beaucoup d’autres (Voir également l’épisode ridicule de la prostituée), on ne peut qu’être consternés par autant de bêtises dignes des pires nanars.

Mais qu’est venu faire Alain Delon dans cette galère ? Plus monolithique que jamais, il traverse le film avec un détachement hallucinant. Même chose pour Robert Wagner et Sylvia Kristel dont le personnage ne sert strictement à rien, si ce n’est à initier une romance de supermarché.

Seul George Kennedy semble encore s’amuser dans ce marasme mais c’est bien le seul.

Résultat, le film s’est lamentablement ramassé au box office, enterrant définitivement le genre. «Airport 80..» est définitivement un film catastrophe dans tous les sens du terme.

Massimiliano_N
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le 22 août 2025

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