Alien: Romulus
6.3
Alien: Romulus

Film de Fede Alvarez (2024)

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Correct, mais on veut la fin du parcours de David, maintenant.

C'était OK, du bon ouvrage de la part de Fede Álvarez (qui n'est pas un manche – pour ce que j’en ai vu jusqu’ici, à savoir seulement son Evil Dead), assez bien branlé et très joliment éclairé… mais hélas beaucoup trop sage et collé aux poncifs de la franchise pour être mémorable.


C'est pour le coup assurément le film le moins singulier de la franchise (dont c'était justement l'une des forces jusqu’alors que chaque épisode ressemble à son réal), déjà parce que visuellement très aligné sur la charte graphique des deux premiers volets (ce qui est assez cohérent vu la période choisie me direz-vous – mais dans ce cas était-ce vraiment la meilleure chose à faire que de choisir cette période ?), mais aussi et surtout parce que ne tentant finalement en deux heures qu'assez peu de choses (je ne retiendrai guère que la scène de carnage puis de fuite en apesanteur, inédite et sympa – à défaut d'être grandiose –, ainsi que cette nouvelle phase intermédiaire – je crois – qu’est ce gigantesque cocon vaginesque intervenant ici entre le chestburster et le xénomorphe, même si je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi on passe de la mue du premier à ça). La faute à qui, je ne sais pas, mais Álvarez s'échine hélas à rester dans les clous des films de Scott et Cameron.


C'est d'ailleurs quand il en recycle frontalement des personnages (le Ian Holm du 1, ici reproduit dans une version numérique absolument hideuse) ou des répliques (le "lâche-la, sale pute" du 2) qu'il franchit exceptionnellement la barrière du mauvais goût... et si j'apprécie le fait que le film entérine bien les deux prequels mal-aimés Prometheus et Covenant (alors qu'il aurait été facile de les renier pour s’assurer les bonnes grâces des puristes), son utilisation de leur mythologie se concrétise par la création du monstre le plus laid de la franchise (je ne veux entendre aucun détracteur du newborn de Résurrection défendre cette horreur, qu’on croirait recyclée d’un concept art abandonné de The Thing), antagoniste d'un dernier quart d'heure par ailleurs largement de trop, là où j'aurais en fait conclu le film après la péripétie précédente. Dommage, parce que le film était jusque-là bien rythmé (et en particulier toute sa première partie, avant que les aliens n’entrent en scène – et je trouve d’ailleurs que leur croissance est beaucoup trop rapide ensuite, on a l’impression qu’entre le viol bucal et le xénomorphe final ne se déroule qu’une malheureuse heure).


Une chose quand même à saluer, qui m’a agréablement surpris pour le coup : le personnage de l’androïde, étonnement intéressant et attachant, son interprète l’inconnu au bataillon David Jonsson s’en sortant vraiment bien dans un rôle pourtant casse-gueule. Le duo principal qu’il forme avec Cailee Spaeny – découverte et approuvée cette année quant à elle – est du coup assez plaisant à suivre… et si suite il doit y avoir, j’aurai plaisir à retrouver ces deux personnages.


Et du coup, puisque le film assume l’héritage de Prometheus et Covenant… pourquoi ne pas les faire s’opposer à David dans ladite suite ? L’occasion d’offrir à ce personnage (dont on ne peut décemment pas laisser le sort aussi incertain qu’il l’est à l’heure actuelle, compte tenu des enjeux pour cet univers qu’il charrie avec lui) une sortie digne de ce nom… Ce serait à mes yeux un compromis acceptable à l’annulation d’Alien Awakening !


ServalReturns
6
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le 16 août 2024

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ServalReturns

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7
4

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