Sorti en ce 31 décembre, Anaconda offre à l’année 2025 l’un de ses pires films toutes catégories confondues, échouant à la fois sur le plan de l’épouvante et sur celui de la parodie, sans compter ses prétentions métadiscursives proches d’un Be Kind Rewind (Michel Gondry, 2008) avec le même Jack Black dans le rôle-titre. L’ensemble a l’audace dégoûtante de se vendre telle une supercherie, de cultiver un propos de production illégale alors même qu’il est une arnaque du début à la fin, énumération de poses et d’emprunts – on pense par exemple au récent The Lost City (2022) d’Aaron Nee et d’Adam Nee – qui émiette son serpent prédateur dont le temps d’écran total peine à atteindre la minute, concurrencé par un blabla entre des comédiens sur le banc de touche. Rien à sauver dans cette virée entre amis parmi lesquels nous ne comptons jamais, dépourvue de pertinence et de respect pour l’œuvre originale, différence notable avec la production chinoise Anaconda Cursed Jungle des frères Xiang, sortie localement en 2024.