J'ai mis 6 pour un seul point: la reconstitution des années 70 et de ce qu'était l'âme estudiantine de l'époque. Vous voyez, le cinéma a un potentiel incroyable, plus que tous le autres Arts, pour réanimer ce qu'était ou ce qu'est une pensée mise en place, qu'elle soit incendiaire ou raisonnée. Avant "Après Mai", je ne me rendais pas bien compte de la liberté incroyable que ressentait les étudiants. Ce qu'ils font dans e film, en tout cas dans la première partie, aucune personne de ma génération, je crois, n'aurait les couilles de le concrétiser, alors que pleins de jeunes en rêvent. Sans oser. Parce qu'on a nos portables, nos Facebook, alors on ne pense pas à changer les choses... Eux, à l'époque, ils osaient passer à l'action, s'unir, s'engager politiquement. Ça m'a rendu nostalgique d'une époque que je n'ai jamais connu (le travail sur la lumière et les décors jouent beaucoup sur la mélancolie du film). Que sont-ils devenus, ces pseudo-révolutionnaires ? Pourquoi il n'y a-t-il pas de petits cons audacieux comme eux aujourd'hui ? Car oui, et je ne sais pas si Assayas le voulait, ils passent malgré tout pour des petits cons prétentieux. Pourquoi ? Je sais pas, peut-être parce qu'on ne sait jamais pourquoi ils se battent !!! L'ont-ils jamais su ?
Et c'est bien là le problème: en dehors de la réalisation et du travail technique, ben c'est 0. Le scénario est flou, alternante entre les scènes très chiantes (t'as l'impression que les années 70 ont été vécus par des dépressifs...), les scènes bâclées (aucune scène sur l'Amour est réussie), les scènes incompréhensibles pour le commun des mortels (lorsqu'ils parlent Art...)... Malgré certaines scènes voltigeantes, comme le suicide drogué du premier amour du "mec-à-la-frange-noire-qui-chope-tout-ce-qu'il-voit", les confrontations entre ce dernier et son père ou encore celles contre les vigiles, on s'ennuie. Et les acteurs ne facilitent pas le temps coulant doucement (Lola Créton, toujours aussi belle et toujours aussi déprimante)...
Pour résumer, on a l'impression que les années 70 étaient beaucoup plus libres qu'aujourd'hui. Ça, c'est sûr. Mais aussi qu'il n'y avait que des peintres chelous qui passaient leur temps à s'exiler pour des raisons politiques. Euh...

Billy98
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le 9 avr. 2017

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Billy98

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