Tout commence, comme souvent, par un sale gosse qui va faire une grosse bêtise. Il ne pensait pourtant pas à mal. Il voulait juste voir un dinosaure. En vrai. A leur époque. Qui lui jetterait la pierre? Certainement pas moi. Seulement, pour cela, il faut voyager dans le temps en tout clandestinité, parce que le loustic, il n'a pas encore l'âge légal.
Une bonne idée d'Arco, est de se placer dans un futur assez lointain résolument optimiste. Pendant que la Terre est en jachère, on y vit dans des maisons auto suffisantes dans les nuages, au rythme d'une vie à la ferme. On y voyage dans le temps sur le dos des arc-en-ciel, prospectant le passé pour mieux en faire revivre les plus beaux aspects. Cela change des apocalyptiques catastrophes qui nous dépriment depuis 80 ans.
Mais le futur proche, c'est celui du dérèglement climatique. En reculant un peu dans le passé, Arco va s'en rendre compte. Les maisons sont protégées des cataclysmes pendant que le reste de la planète subit, et des robots remplacent les parents absents auprès de leurs enfants en manque d'affection. Arco se fait récit d'anticipation.
Influence Miyazakienne, avec une musique parfois à deux doigts du plagiat, Arco est une fable écologique sympathique, visuellement très agréable grâce à ses grands aplats colorés. Si le récit ne propose pas de grande surprise, se contentant de recycler le concept des enfants qui vont changer les choses, face aux adultes qui ne comprennent rien et se contentent... de les traiter comme des enfants, il ne manque pas, parfois, d'une cruauté surprenante. Ainsi les actes d'Arco auront des conséquences, et pas qu'un peu, ce qui est rare dans ce genre de dessin animé où l'on nous sert généralement une fin mièvre au possible, il ne faudrait surtout pas traumatiser ces pauvres enfants qui regardent.
Très sympathique sans mièvrerie, optimiste sans naïveté, Arco s'avère une bonne surprise.