Autofiction
5.3
Autofiction

Film de Pedro Almodóvar (2025)

Disons que je suis un suiveur tardif de Pedro Almodóvar. N’étant à la base pas particulièrement touché par son cinéma (et ne le connaissant pas, tout simplement), j’ai été plutôt convaincu par ses deux moyens métrages et par The Room Next Door, qui m’avait beaucoup plu en termes esthétiques comme thématiques.


Bon, je me retrouve donc devant cette Autofiction, présentée à Festival de Cannes, et je suis content pour les festivaliers qui auront a priori l’occasion de s’offrir une jolie sieste de 2 h entre deux séances un peu plus intéressantes.


Autofiction, c’est donc a priori une volonté de Pedro Almodóvar de s’essayer à un exercice de style qui a l’air de l’amuser, mais c’est bien le seul dans la pièce.


Le récit nous invite donc à suivre la création (audiovisuelle) d’un auteur qui conte, de manière autofictive, la vie d’une femme qui écrit sur sa vie en s’inspirant de faits qui touchent le réalisateur eeeeeet...


Voilà, on prend une légère respiration, tout va bien se passer.


Autofiction, ça se veut être une œuvre labyrinthique racontant le procédé d’écriture qu’on retrouve derrière l’autofiction, et donc, de facto, qui parle de la vie de Pedro Almodóvar.


Alors, je ne suis pas assez renseigné sur le cinéaste et sur ce qu’il a fait pour pouvoir émettre un quelconque jugement critique sur les FAITS, donc on va plutôt parler de l’autofiction de manière générale.


Au-delà du fait que le film n’est habité par presque aucune envie de cinéma, qu’il se regarde filmer tout du long, le tout avec une photo colorée mais terriblement insipide, Autofiction, c’est surtout un beau bordel scénaristique.


Pedro Almodóvar ne parle de rien, croit jouer au petit malin en mêlant sa fiction et notre réalité, avec pour seul et unique but de nous perdre.


On se retrouve donc avec un film qui bégaye pendant un peu moins de deux heures, sans aucune accroche émotionnelle ou scénaristique, de la musique mélo CONSTANTEMENT aux violons (je ne peux plus en entendre...) et des acteurs qui ne savent même pas ce qu’ils doivent jouer.


J’avoue y avoir cru, après 1 h 30 de film, avec cette scène sur une terrasse extérieure entre Raul et sa « meilleure lectrice », mais le rêve s’est vite estompé pour virer au film à twist ridicule et grotesque.


Un peu déçu (c’est peu dire) de ce Pedro Almodóvar, et c’est dommage parce que ça ne donne pas envie de s’intéresser à sa filmographie, et ça, ça fait chier.


YannouLeFou
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le 22 mai 2026

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YannouLeFou

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