Même en étant préparé, même si l'on connaît la BD, même si l'on connaît les thèmes qui traversent le long métrage, impossible pour moi de ne pas pleurer plus de la moitié de In Waves.
Présenté en ouverture de la Semaine de la Critique, In Waves nous propose de suivre la rencontre d'AJ avec son amour de jeunesse, Kristen.
La vie est belle, les dessins sont beaux, la musique est entraînante, c'est l'été, mais le destin est terrible et sans pitié. Le film prend effectivement une tournure dramatique (mais terriblement réaliste), celle d'une histoire et d'une rencontre que la maladie va décider de mettre à l'épreuve.
À partir du moment où le mot « cancer » est prononcé à l'écran, l'issue est inévitable.
In Waves est donc une ode à la vie, à l'amour, à la guérison et au deuil par l'art.
Le tout est porté par une animation magistrale, une musique toujours juste (puisque je la trouve particulièrement chouette, il faut le dire).
On pourra néanmoins regretter les quelques parties un peu pathos et tire-larmes du film, qui aurait gagné en émotion avec un peu plus de pudeur.
C'est donc un film dur, et cruellement beau, qu'il est bon de découvrir et qui montre que le cinéma d'animation a largement sa place dans les cérémonies et festivals, même lorsqu'il n'est pas produit par Disney ou DreamWorks !