Le film se présente comme l’apothéose d’une saga tentaculaire, et il réussit à offrir un spectacle visuellement impressionnant, mais son scénario laisse un goût amer.
Parmi les réussites, on retiendra avant tout la relation intime et touchante entre Tony Stark et sa fille. Dans un univers dominé par les explosions et les combats titanesques, ces instants de douceur apportent une profondeur émotionnelle bienvenue. C’est dans ces moments que le film touche juste, en rappelant que derrière l’armure d’Iron Man se cache un homme qui a trouvé un véritable sens à sa vie.
Les effets spéciaux constituent également une force indéniable du film. Le gigantisme des batailles, les environnements variés et la fluidité des combats traduisent un savoir-faire technique impressionnant. Ajoutons à cela des séquences d’action spectaculaires, souvent d’une intensité rare, qui maintiennent le spectateur accroché malgré la longueur du film.
Cependant, le grand point faible reste le scénario. Là où Infinity War avait su instaurer une tension dramatique réelle, Endgame choisit une résolution qui repose sur des facilités narratives, notamment l’usage du voyage dans le temps. Cette solution, bien qu’offrant des scènes nostalgiques et des clins d’œil aux films précédents, apparaît trop commode pour effacer l’ampleur du drame vécu dans l’opus précédent. L’impact émotionnel du sacrifice des héros de Infinity War est amoindri, et l’on sort du film avec l’impression que le problème a été « réglé » plus qu’authentiquement résolu.
En définitive, Avengers: Endgame brille par son spectacle et ses moments d’émotion, mais échoue à offrir une conclusion scénaristique à la hauteur du défi posé par Infinity War.