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Dead end suite
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le 18 juin 2026
Il y a effectivement dans Backrooms de quoi en perdre son latin. Parce que le masqué a déjà failli quitter la salle en hurlant à l'escroquerie, devant les premières scènes shootées en found footage qui lui rappelaient de très mauvais souvenirs.
Sauf que la subjectivité du procédé laisse vite la place à une captation bien plus traditionnelle, après avoir installé une ambiance du feu de dieu, où le malaise, l'aspect rapidement biscornu des lieux et la répétition des couleurs et des salles labyrinthiques baignent dans une certaine forme d'art désuet à la Dali.
L'étrangeté de ces salles, de leurs perspectives fuyantes et de leurs configurations non-sensiques inquiète, dérange et fait basculer le spectateur dans une sorte d'au-delà infini, comme il précipite les protagonistes du film dans un enfer architectural suffocant.
Il y a à l'oeuvre, dans Backrooms, une épouvante assez minimaliste et purement atmosphérique qui aura de quoi franchement dérouter, tant le masqué aura essayé de se fixer des points de repère, peine perdue, évidemment, et de tenter de se raccrocher à quelque chose afin de lutter contre le sentiment intense de vide qu'il ressentait.
Vide intense et terrifiant, comme dans certains cauchemars que le masqué nourrissait quand il était petit. Mais avec, en parallèle, une curieuse envie d'exploration éprouvée, comme Chiwetel Ejiofor qui s'abîme peu à peu dans les méandres de son magasin de meubles miteux.
Backrooms aurait pu s'arrêter là et tenir, déjà, une épouvante assez efficace, dans le genre d'un Alice au Pays des Merveilles torturé.
Mais il nourrit, de manière assez fascinante d'ailleurs, un autre niveau de lecture de cette pseudo légende urbano numérique. Dommage seulement que tout cela soit enrobé, un peu, de pseudo recherche scientifique.
Car Backrooms s'impose aussi comme une effrayante déformation de la réalité, d'un univers oppressant animé d'un constant bourdonnement de néons. Comme si le protagoniste principal avait totalement perdu pied et s'était réfugié dans ses traumas et ses obsessions.
L'oeuvre érige ses backrooms comme
le symptôme du mal du siècle. Où l'on se perd, où l'on a beau nager vers la surface sans jamais pourtant l'atteindre. Où les obsessions, les pressions, les failles et les traumas prennent vie, confinent, disruptent l'esprit.
Backrooms est finalement une plongée sans retour d'une psyché en morceaux qui donne le vertige dans son imagerie, suggérant dans un plan tout aussi fugace que terrifiant une superposition sans fin d'univers tout aussi malades.
Non, nous ne sommes pas seuls à nous sentir pris au piège. A penser qu'aucune issue n'existe pour se sortir de cet enfer.
Backrooms, en 2026, en est l'une des plus parfaites illustrations.
Behind_the_Mask, qui s'est méchamment perdu dans les bureaux.
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Créée
le 20 juin 2026
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