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Une suite de couloirs et de pièces sans fenêtres, seulement éclairées par des néons blafards au plafond, puis des salons où les meubles s'enfoncent dans le sol et une présence menaçante qu'on sent progressivement au fil du récit, voilà le décor de ce premier film sensé vous faire dresser les cheveux sur la tête. À ce strict niveau, c'est assez réussi. C'est ailleurs que le bât blesse : comme souvent dans ce genre de film "expérimental" (Kane Parsons a tout juste 20 ans lorsqu'il réalise son projet !), le contenant n'est pas trop mal foutu, c'est le contenu qui pêche. C'est un indigeste méli-mélo de tout ce qui a dû passer par la tête de ce réalisateur-auteur-scénariste qui a déjà à son actif toute une série de courts-métrages nommés Backrooms ayant cartonné auprès des ados sur YouTube. Le long métrage éponyme est à cette image : très adolescent, voire acnéique, à savoir qu'il y a du bon à la base mais que tout est foutraque et très mal maîtrisé. La palme à ces séances de psy à 1,95 euro qui, en plus d'être vides de sens, sont longues et ennuyeuses. Les acteurs évoluent dans un style très série B, c'est-à-dire parfois à la limite du ridicule, et le scénario vire progressivement au grand guignol, ce qui reste pour moi le syndrome typique du metteur en scène ne sachant pas comment terminer son film. Reste que l'ambiance est prenante et que la réalisation tient la route. L'idéal serait de reprendre avec Parsons son film scène par scène et de voir avec lui comment enlever tout le gras qui alourdit l'ensemble. Mais comme le gamin a encore de longues années devant lui, on peut espérer qu'il se bonifiera avec le temps et que ses prochains films acquerront la rigueur et le force que manifestement son talent en devenir mérite.
Créée
le 30 juin 2026
Critique lue 7 fois
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