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Eh bien, écoutez, j'ai vraiment aimé *Backrooms*. J'y allais sans appréhension, sans attente non plus. Pour tout vous dire, je n'étais même pas sûr d'aller le voir au départ. Et puis, la réception critique positive et le bouche-à-oreille numérique ont finalement attisé ma curiosité, au point de me pousser à me rendre dans les salles obscures.
Alors, à part quelques vidéos sur le Web et quelques articles Wikipédia, je ne suis pas un grand connaisseur du mythe des Backrooms. Mais, pour le peu que j'en sais, je reste fasciné lorsque je suis face à un tel univers. Le film de Kane Parsons prend exactement le bon angle pour aborder son sujet : ne pas chercher à en faire quelque chose d'explicable, de palpable ou de tangible, mais plutôt quelque chose de sensoriel, d'intime, où chacun peut se projeter et vivre sa propre expérience.
La mise en scène propose quelque chose d'assez unique, où des plans ultra-cadrés, léchés et très bien éclairés côtoient le found footage crasseux dans une complémentarité bien vue et étonnante. Mais ce qui me frappe, c'est surtout le parallèle déprimant qui est fait entre les Backrooms et le monde réel des personnages, où la symétrie des décors et des plans nous rappelle que, finalement, nous vivons dans nos propres Backrooms, prisonniers de notre réalité.
On pourrait aussi voir les Backrooms comme les labyrinthes de nos psychés, où le fait de chercher des réponses à l'absurdité de nos vies est complètement vain, voire dangereux. Les acteurs font un très bon boulot de ce côté-là, avec une mention spéciale à Renate Reinsve et à son personnage de psychologue traumatisée par une enfance terrible.
Vraiment, Kane Parsons est fasciné par cet univers, le respecte, et ça se sent. Mais surtout, il n'a pas élaboré ce projet par le mauvais bout en voulant absolument rendre hommage aux fans du mythe. Non, il veut raconter une histoire intéressante avant tout, et c'est ça que l'on retiendra.
Créée
le 2 juil. 2026
Modifiée
le 5 juil. 2026
Critique lue 3 fois
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