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Dead end suite
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le 18 juin 2026
Avertissement important : pour apprécier le film, il n’est pas nécessaire de voir la série avant !
Grâce à A24, la légende du Net des Backrooms prend vie sur grand écran. En 2022, cette création, prenant la forme d’une web série atypique, est issue de l’esprit d’un jeune de 16 ans. Elle a d’ailleurs généré des théories les plus folles à son sujet. Devant un tel succès populaire, il était inévitable, qu’à tout juste 20 ans, Kane Parsons adapte lui-même sa série au cinéma.
Malgré la jeunesse du réalisateur, une chose est évidente en sortant de la projection de Backrooms :
Il ne laisse pas le public indifférent en proposant un univers alternatif générant des interrogations, de l’incompréhension, du mal être, de la surprise, de l'appréhension face à l'inconnu, du malaise et de l’inconfort !
Bien qu’il s’agisse d’une première réalisation, nous retrouvons, non sans étonnement, l’actrice Renate Reinsve jouant dans son premier film américain. Elle avait déjà fait sensation avec son rôle dans Valeur sentimentale, ou celui de Julie (en 12 Chapitres). Ici, c'est une psychotherapeute aidant un patient à se sortir d’une situation improbable et surréaliste. Ce dernier est tout simplement l’acteur, Chiwetel Ejiofor, Luke dans Les fils de l'Homme ou Mordo plus connu dans les Doctor Strange du MCU. Bien qu’il s’appelle Clark, il ne semble pas aussi bienveillant que la version ordinaire de Superman.
Après une introduction en found footage plutôt intrigante, nous suivons Clark, dans son morne quotidien, sur son lieu de travail totalement impersonnel. C’est dans cet endroit où il va faire une découverte bouleversant toute ses certitudes. Par un concours de circonstances, cela va l’entraîner, ainsi que sa psy, dans un univers dépassant l’entendement de la logique et de la rationalité humaine.
Avec cette histoire, Kane Parsons nous entraîne dans un cauchemar Lynchien où les angles de caméra et les perspectives des décors créent un sentiment de malaise et de confusion chez le public, comme l’état psychique des personnages, essayant de trouver une raison à l’existence d’une telle réalité ou une issue pour s’en échapper.
Ce sentiment d’inconfort est accru, également, par le ressenti claustrophobique se dégageant des décors, comme si l’on était enfermé dans des pièces sans vie et sans ouvertures vers l’extérieur.
Au générique, nous avons la présence aux postes de producteurs, James Wan, réalisateur du meilleur Saw et Conjuring, et Oz Perkins, réalisateur de films à l’ambiance dérangeante comme Longlegs. Ainsi, on comprend mieux la préservation de l’identité visuelle très marquée de ce long métrage. La bande originale renforce le côté étrange des décors. Mais aussi, la solitude des personnages confrontés à une réalité alternative qu’ils ne comprennent pas.
Backrooms aborde, sans détour et avec un certain minimalisme, une réflexion sur :
• la gestion des traumatismes dans le temps et les espaces où l’on vit,
• la disparition progressive des souvenirs et choses dans le temps,
• l’absurdité de la vie
• la réalité ou folie dans laquelle on peut s’enfermer, sans contact avec autrui.
Chose surprenante devant son succès surprise, 3 semaines après sa sortie en salles en France, certains cinémas ont proposé une version de 2h07 au lieu de 1h50, dont les scènes supplémentaires sont après le générique. C'est un fait rarissime !
Essayez de favoriser cette version étendue, apportant d’autres éléments de compréhension, à cette légende du Web bien énigmatique pour beaucoup de personnes, encore aujourd'hui !
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