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Dead end suite
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C’est le sommet de la vague Arty-Horror, un genre qui a fait la réputation de la maison de production A24 depuis quinze ans, devenue powerhouse d’Hollywood par le truchemet d’une stratégie maligne de films d’horreur intellos (The Lighthouse, Midsommar, The Green Knight, Heretic…) et de gros budgets accordés à des chouchous indé (Josh Safdie, Barry Jenkins, Kelly Reichardt, Jonah Hill, Joel Coen, Sean Durkin, Jonathan Glazer …)*
Un one for them, one for us modernisé via des séries B. B, oui, mais à gros budget.
La hype ne pouvait donc être plus forte avec Backrooms : une photo mystérieuse d’open space vide qui traine sur 4chan, un wannabe cinéaste qui improvise (à seize ans !) une série YouTube sur cette creepypasta, ces légendes urbaines qui bourgeonnent sur le net…
Immédiatement repéré par A24, le débutant Kane Parsons se voit confier deux gros acteurs (Chiwetel Ejiofor (12 Years a Slave) et Renate Reinsve (Valeur Sentimentale)) et 10M$ pour filmer ces espaces liminaires**…
Le résultat est là : le gamin a des idées, une patte, et un scénario mystérieux. En l’occurrence, un vendeur de meubles au bord du nervous breakdown découvre au sous-sol de son magasin un open space abandonné. Ce labyrinthe sans fin ressemble plutôt à une installation d’art contemporain, ce qui, avouons-le, compose l’essentiel de l’originalité et de l’intérêt du film.
Le reste est plus classique : cris bizarres, jump scares, séquence chez la psy qui orientent le film vers la maladie mentale. Mais Backrooms a la noblesse de ne pas vraiment donner de sens à cette énigme.
On est quand même en terrain connu, un peu trop balisé peut-être. On reconnait là la patte d’A24, qui industrialise les concepts qu’on lui amène, et a tendance à pasteuriser les réalisateurs qui tombent sous sa coupe.
Mais, pas de doute, le jeune Parsons ira loin.
*Marty Supreme, Moonlight, First Cow, Macbeth, 90’s, Iron Claw, La Zone d’Intérêt …
** Un concept internet : des espaces vides où l’on a l’impression d’être observé
Créée
le 10 juil. 2026
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