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Le projet de Kane Parsons, initié sur le web en 2022, aura tenu en haleine une communauté grandissante jusqu'à ce que le producteur indépendant américain A24 (Trey Edward Shults, Ari Aster, Robert Eggers, ...) lui propose de réaliser un long-métrage basé sur ses Found Footage.
Tout est fait pour façonner une légende urbaine, tant l'univers imaginé par le jeune réalisateur paraît aussi crédible que perturbant. Et si le postulat de départ fonctionne parfaitement grâce aux dédales des mystérieuses backrooms, le film se prend les pieds dans le tapis à trop vouloir leur donner un sens, et c'est bien dommage. Là où Cube (Vincent Natali, 1997) avait attendu la seconde séquelle pour tenter de rationaliser son concept, ce Backrooms ne patientera qu'une grosse heure avant de vouloir dévoiler ses secrets.
La réalisation lorgne par moments du côté de REC (Paco Plaza et Jaume Balagueró, 2007) et son illustre prédécesseur The Blair Witch Project (Daniel Myrick et Eduardo Sánchez, 1999) qui a permis aux Found Footage de se (re)développer avec plus ou moins de succès. Les passages filmés au caméscope alors que les acteurs déambulent dans les salles anxiogènes auraient sans doute gagné à être majoritaires afin d'augmenter la tension de manière considérable car, outre l'originalité du concept, nous sommes loin d'assister à une œuvre singulière.
J'ai aussi l'impression d'être passé à côté de la prestation de Chiwetel Ejiofor (Twelve Years as a Slave), généralement plus inspiré, ainsi que celle de Renate Reinsve (La Convocation), totalement interchangeable avec d'autres actrices.
J'en attendais certainement trop, je n'en ai finalement pas eu assez. Tout ça pour une version horrifique du Labyrinthe de Jim Henson.
Vivement la suite. Ou pas.
Créée
le 16 juil. 2026
Critique lue 9 fois
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