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Dead end suite
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le 18 juin 2026
Bien que le dispositif de The Backrooms soit formellement efficace — recyclant habilement le found footage et l'horreur analogique pour sublimer l'angoisse des espaces liminaux —, l'engouement disproportionné qu'il suscite m'échappe totalement.
L'œuvre s'enferme très vite dans un solipsisme esthétique où le cadre cannibalise le récit. La mise en scène se résume à une errance sensorielle stérile au sein d'architectures labyrinthiques. Pris en otage, le spectateur subit un pur exercice de style qui refuse systématiquement de dépasser sa propre prémisse technique.
Là où le cinéma de genre s'appuie sur l'allégorie pour soutenir une thèse (qu'elle soit nihiliste ou humaniste), The Backrooms fait le choix de la désertion narrative. Conséquences directes : une absence absolue de caractérisation et une flagrante carence cathartique. Le film n'est qu'un vain empilement d'hallucinations géométriques, incapable de tisser le moindre lien thématique pour justifier cette déambulation torturée.
En définitive, nous ne sommes pas face à du cinéma, mais à un train fantôme numérique glorifié par une génération consommatrice d'ambiances volatiles.
Il est profondément décevant de voir ces success stories dénuées de toute substance intellectuelle ou philosophique s'imposer aujourd'hui. L'hyper-viscéralité a remplacé l'intellect, et l'atmosphère a définitivement tué le propos. Une œuvre vertigineuse de vide, qui témoigne tragiquement de l'appauvrissement de nos exigences cinématographiques.
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il y a 8 heures
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