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le 18 juin 2026
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Quelque chose, peut-être, se joue en ce moment même dans les salles : les succès d’Obsession et de Backrooms voient débouler de jeunes réalisateurs ayant fait leurs armes sur YouTube, et capables,...
Alors, on va commencer par dire que je ne vais pas cracher dans la soupe. Hollywood fait de plus en plus attention au public afin de revitaliser le genre de l’horreur au cinéma et éviter de nous ressortir les mêmes daubes de slasher qu’on garde un samedi soir pour se faire peur mais dont au final, on finit par oublier où est l’horreur parmi tout ce sang, ou bien les films néo-horreur complètement ineptes à faire peur puisqu’ils sont beaucoup plus intéressés par la critique sociale ou politique, qu’on finit par croire qu’ils se sont trompés de pièces.
Je ne vais pas non plus garder la porte des Backrooms comme tout nerds de comptoir, à interdire l’accès de mon sacro sanctuaire fandom à toute rentrée dans le populaire alors que cela fait bien quelques années déjà que le concept backroom a tellement été dévoyé de son concept original qu’on a juste une envie : passer à autre chose.
Et donc, nous y voilà, un film sur les Backrooms ! C’était une bonne surprise à vrai dire. Je ne m’y attendais pas.
J’ai tout de même eu mes doutes quant à l’annonce du synopsis : deux personnages dans les backrooms ? Ils peuvent en ressortir ?
Là déjà, on grignote de l’intérieur le concept des Backrooms à coup de marteau-piqueur et bien que j’ai mentionné juste avant que je me fous du lore de nerd, je trouve que faire des exceptions sur ces deux points, revient à tuer (une partie) de l’horreur droit dans l’oeuf.
L’origine des Backrooms, c’est simple. Combien de fois c’est arrivé dans la vie d’un gamer de passer à travers les textures dans un jeu (de noclip) afin d’atterrir dans un monde ultra vaste où on se perd facilement hors de la réalité commune. Si l’entrée des backrooms est connue et qu’il suffit juste de la trouver (et non de tomber dedans par malchance)… J’ai envie de dire, je n’ai pas peur que la personne qui va y rentrer se perde et meure, il suffit juste de laisser des petits bouts de pain et voilà ! Et si l’accès est si simple, (je rentre, je sors) et qu’il y a de nombreuses entrées, autant dire que de voir mon voisin ou mon médecin personnel au détour d’un couloir finit par ressembler plus à une réalité qu’autre chose sauf que voilà, je n’ai pas envie de voir ma boulangère, mon postier, mon livreur Fedex en même temps que moi dans ce monde. J’ai envie de vivre une histoire solo, comme dans un jeu-vidéo (et on revient au jeu-vidéo, mais l’essence des Backrooms repose là-dessus). Et si la réalité finit par s’inviter peu à peu dans les Backrooms… bah, ce n’est plus les Backrooms, mais une extension des toilettes de l’humanité.
Alors, je sais que si le scénario a décidé d’ignorer ces deux problèmes, c’est tout simplement parce que c’est plus facile d’élaborer un scénario sur plus d’1 heure 45 quand on a plusieurs personnages qui dialoguent entre eux et une intrigue de fond sous forme d’entreprise obscure qui travaille dans les backrooms.
Viendra peut-être le jour, je l’espère, où on sera plus ambitieux. Où on décidera de développer une histoire sur l’errance d’un personnage perdu dans les backrooms.
Pour l’instant, on se contente de ça. Et c’est pas plus mal. J’ai beaucoup aimé que le récit prenne racine sur le personnage du black puisque toute sa caractérisation influencera le contenu des backrooms : sur ce qu’on va y trouver, créatures comme objets. Cela donne cette atmosphère que les Backrooms sont une réalité malléable par ce qui se passe au-dessus de leurs têtes, et cela veut dire aussi que d’autres portions des Backrooms sont d’un style tout à fait différent selon les humains qui peuplent la surface.
C’est donc le parfait moyen de développer les personnages ! Mais c’est raté…
Deux personnages se partagent l’écran… Cela annonce donc que l’un d’entre eux va être oublié (ou bien les deux vont être ratés). C’est le cas de la meuf qui clairement n’a pas beaucoup de scènes, elle a juste un pauvre bout de béton cliché dans son traitement (rappel au passé, lien avec le présent) qui la sauvera à la fin et c’est tout. Et pour ce qui est du black, problème, problème, c’est correct… Mais en même temps, c’est raté, la faute à cette scène de merde où il devient psychopathe professionnel comme dans l’une de ses scènes super cliché où le tueur en série torture sa victime avec des dialogues de dingo et des actions glauquasses… Wow… Super original. Cela faisait un petit moment qu’on l’avait pas vu et là on le comprend plus. Qu’est-ce qui lui prend ? La folie ? Si rapidement ? Quelques jours et il devient pote avec tout le monde dans les backrooms ? Et là, on a la rédemption du personnage qui change et une sorte d’extrapolation magique par rapport à l’existence même des backrooms : le monde change mais les Backrooms non, altérant juste la réalité car trop timide pour oublier.
Pourquoi pas… Je dis bien pourquoi pas… Mais cela n’empêche que le personnage du black qui se sent bien dans les Backrooms aurait dû clairement avoir davantage de développement. Pendant la majorité du film, on comprend pas ce qu’il veut. Il veut explorer les Backrooms, ok. J’aurai pensé qu’il aurait eu un avantage pécuniaire à récupérer des meubles gratuits et les revendre… mais c’est moi qui fait le boulot du scénariste là…Donc, non, il veut explorer les Backrooms pour… parce qu’il est fou, je sais pas. Il récupère ses employés et les amène dedans alors même qu’il sait que c’est dangereux, il en parle avec sa psychologue et en plus, il a exploré tout seul en prenant de gros risques.
Vous avez donc un personnage plutôt… pragmatique !
Et d’un autre côté, vous avez miss mix Bela Ramsay et Anne Roumanoff qui a un jeu d’acteur… de merde… qui fait pâle figure devant son collègue. Je suis encore plus triste d’apprendre qu’elle a son propre top films sur Senscritique, cela veut dire qu’elle est connue, et qu’elle a roulé sa boss plus que nécessaire. Yikes… Cette actrice semble bloquée constamment sur le type de visage qu’elle doit faire lors des prises de photo avant les projections de festivals : le type “ego surdimensionné qui se nourrit à chaque flash”. On va dire qu’elle a le parfait look pour jouer une psychologue qui se fout de tout dans la vie, même de ses patients, mais comme le film ne travaille pas cet aspect là, on se retrouve avec des scènes très plates de sa vie. Et quand cette dernière joue la Lone survivor, poursuivie par le monstre slasher, j’ai envie de dire… C’est nul. Quand elle a peur, elle ouvre la bouche. Et elle respire vite. Et c’est tout.
Déjà que je déteste le cliché des meufs lone survivor à la fin des slashers ou n’importe quel autre film d’horreur, vous savez, c’est chiant parce que tu sais pertinemment qu’elle va survivre, donc à quoi bon avoir peur pour elle ? Et même si elle survit pas, il faudra tout de même qu’on la montre biceps à l’appui, contre-attaquer et mettre à terre le monstre CGI alors que la scène d’avant, c’est la même meuf qui a tordu son pied, son genou ou je ne sais quoi, en rebondissant sur des coussins sur un canapé, non mais oh… Faut boire du lait, par pitié. C’est la même aussi qui prendra trois ans à marcher sur une corniche qui a largement de quoi marcher deux pieds à l’horizontal, idem pour l’escalier qui vient. C’est vraiment une course-poursuite de merde.
Et à la fin, je ne sais pas pourquoi. Son personnage est si important pour l’entreprise qu’ils vont lui poser des questions qu’ils ont eux-mêmes assez d’indices avec toutes ses caméras de surveillance pour y répondre. C’est vraiment nul. On sent que Jean-Michel Parsons est un nerd et que pour lui tout l’univers des Backrooms doit être pris en considération, alors il doit justifier une scène stupide d’interrogations clichée sans vraiment en profiter pour donner trop d’indices au spectateur car il a vu avec le producteur qu’un second film, ça pourrait bien le faire, alors il est impératif de terminer le film sur un pet mouillé.
Alors, je ne sais pas pourquoi mais la fin ne s’est pas terminée ici car on a eu le droit à un court-métrage de 15 minutes après les crédits, avec cette impression d’avoir perdu un temps précieux. On retrouve le nerd Parsons avec ses scientifiques du dimanche qui étudient la disposition des objets dans les Backrooms avant de se faire défourailler par le monstre CGI. Bref. Totalement dispensable.
Mais honnêtement, comment le film aurait pu se terminer autrement ? J’ai vraiment du mal à accepter l’idée que des membres d’une entreprise qui vendaient des IRM se disent que c’est une bonne idée d’envoyer des gens étudier une zone surnaturelle afin de relever les dimensions des objets et la différence de distance qu’ils ont entre eux…
A part, passer sa journée à dire :
“C’est bizarre ça. Et Jim regarde ça…”
“Oui, tu as raison Phil, c’est bizarre.”
“Est-ce que tu crois que c’est encore plus bizarre que ce qu’on a vu 32 pièces avant ça ?”
“Oui, je crois que c’est encore plus bizarre.”
“C’est bizarre, comme c’est bizarre…”
Je ne vois pas l’intérêt d’étudier les Backrooms.
Au moins, on peut se dire qu’ils ont évité l’écueil de l’entreprise gouvernementale méchante mais pas complètement puisque ces derniers donnent l’impression qu’ils vont garder captive la meuf pour X raison à triple inconnue.
Gueeeeeeeeee…
Bref… A part ça, la réalisation est oK, avec un petit o et un gros K… bien que la scène de l’étranglement est à se plier de rire… Trop long ! Cut, débile !!! Et l’usage des plans sur les côtés pas tout à fait de profil, ni de face, dans le langage des films à ambiance malsaine, arrêtez, s’il vous plaît. J’en ai trop vu. C’est plus original. Idem, on a encore quelques plans frontaux où on doit regarder le milieu de l’écran autrement, on est teubé, on a pas compris où l’histoire se déroule. Et aussi, ces petits zooms lents des années 70 mais où la caméra est statique, pffffff… ça m’ennuie.
L’horreur, a t-il été là ? Le monstre CGI ne m’a pas fait peur à la fin. Dommage. Je veux dire, la faute aux CGI. Je me demande s’ils ont embauché un géant pour le jouer ou si tout est CGI. J’ai pas eu le temps de vérifier mais mon oeil m’a quand même dit que c’était faux et un peu trop flou quand tout le reste est crystal clear…
Conclusion : J’attends donc le jour où Hollywood daignera varier les fruits en même temps que la pâte en espérant qu’il passe à autre chose plutôt que d’essayer de rejouer Backrooms sur le même vinyle… puisque cela fait un petit moment qu’on est passé à autre chose depuis… Les Liminal Spaces, Les Poolrooms, The Caretaker, les Lost Medias, le frutiger Aero, le weirdcore, le dreamcore, ou l’IA en quelque sorte. Le film a maintenant sa place dans les Backrooms, j’attends juste le prochain tournant afin d’y voir…
Peut-être… une piscine.
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il y a 6 jours
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