Un film qui manque de chien.
En 2009, deux films sont sortis et parlaient tous les deux de l'adoption d'un chien pour combler un manque (affection et/ou bébé qui n'arrive pas).
On a eu Trésor, le dernier film réalisé par Claude Berri, et celui-ci.
Malgré toute la sympathie que j'ai envers Didier Bourdon, je ne peux que trouver ce film très bancal, partant dans plein de sens (un braquage ? des voyous ?), et usant de cordes déjà bien usées pour parler d'un problème très actuel, celui d'avoir un chien à la place d'un enfant (pour diverses raisons).
On retrouve le comique de Didier Bourdon (qui est de plus en plus enveloppé), avec le ton de l'absurde, et ce racisme ordinaire, qu'on voyait tant durant Les inconnus. A ses côtés, Anne Consigny, aussi charmante soit-elle, n'est pas un contre-point comique suffisant, ainsi que Pierre Arditi, présent pour une intrigue secondaire dont on se fout comme l'an 30.
Les rôles secondaires sont par contre bien gratinés, avec la présence assez rôle de Hélène Patarot en femme de ménage hystérique, Eddy Mitchell en vétérinaire qui veut des couilles, et la toute dernière apparition de Macha Béranger, décédée avant la sortie du film.
Le film tend au comique, et ça marche parfois (surtout les répliques de Bourdon), mais ça frise parfois avec le drame dans le sens où la relation entre le maitre et cette chienne, un cocker, prend des allures d'amour-tragédie, et qui reste le seul lien fort du couple Bourdon-Consigny.
Si je ne dirais pas à quel point c'est moche, Bourdon fait par contre un effort en termes de mise en scène, avec une curieuse tendance à pencher la caméra pour montrer une situation pathétique. Ou alors, celle de placer la caméra au ras du sol pour figurer la taille de cetet chienne.
Sans Didier Bourdon, le film serait sans nul doute chiant comme la pluie, mais j'ai une telle sympathie pour cet acteur, et les souvenirs de son humour passé, que j'ai regardé ça d'un oeil vaguement distrait, mais avec un peu de sourire.