Ce film a crée un genre: le triller érotique. C'est une référence.
Il démarre très bien. D'abord linéaire, simple, tranchant, avec une série de scènes choc, des dialogues incisifs, des répliques acérées et une méchante lumineuse qui use de la vérité comme d'un sabre.
Malheureusement, Paul Verhoeven veut instiller le doute chez le spectateur, multiplie les fausses pistes, ajoute une intrigue parallèle. Le scénario devient foisonnant, la mise en scène se disperse, les dialogues s'émoussent. La méchante intelligente et dominatrice n'est plus qu'actrice et manipulatrice.
Tout ça en vain car, même si nous n'avons pas vu le visage de la meurtrière, nous avons vu son corps chevauchant la victime et nous le reconnaissons chevauchant l'inspecteur Curran.
Lorsque l'enquète conclut à la culpabilité de la psy, nous ne pouvons y croire et la scène de chute n'est pas un coup de théâtre.