ATTENTION ! ⚠️⚠️⚠️ ma critique ne se prend pas au sérieux exactement comme ce film...
On dirait presque que Batman & Robin est devenu le film de super-héros le plus haï de l’histoire du cinéma. Pourtant, c’est un mélange assez unique : un cocktail improbable entre les deux premiers Batman de Tim Burton et le Batman ultra coloré de la série des années 60. Ce film ne cherche pas à intimider : il tente plutôt un pari inattendu dans l’univers du Chevalier Noir. Même les Batman de Burton avaient de l’humour, mais ici, on frôle clairement l’idiotie pure et simple.
Mister Freeze enchaîne les punchlines glacées comme s’il avait coécrit le freestyle de Michael Youn ; on dirait qu’il débarque pour dire : “Mais ta cagole sinon tu auras les boules… version cryogénique.”
Ce n’est plus un film : c’est un sketch à part entière.
Les dialogues sont tellement ridicules qu’ils en deviennent brillants… mais des brillances givrées
Et pourtant, c’est très plaisant de voir un Batman qui sautille, qui sourit, qui fait des blagues, qui change un peu de l’éternel Batman grognon et aigri. Les effets spéciaux sont plutôt réussis — faut pas se mentir — même si les décors, eux, mériteraient clairement d’être revus.
Ce n’est pas le meilleur Batman, mais moi, je le considère vraiment comme l’un des plus courageux, parce que c’est celui qui a pris le plus de risques…
En faisant n’importe quoi, certes.
Mais du coup, ça devient à la fois un excellent nanar et un très bon film : de l’action ridicule mais bien là, et une énergie qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.
Et on ne parle même pas de Monsieur Bane (oui, parce que dans cet opus, c’est monsieur Bane, pas le Bane iconique). Le pauvre se fait littéralement remplir le baltrou par des produits pour bodybuilders, et après ça lui monte au cerveau, il pousse des cris de gorille comme s’il croyait être dans La Planète des singes version Tim Burton. Il casse tout ce qu’il voit, neutre, vide, sans émotions… mais il fait tellement rire par son absurdité qu’on finit par l’aimer malgré lui.
Ce n’est pas juste un film : c’est un monument du rire involontaire.
Il t’apporte l’hilarité sans même en avoir l’intention. Il faut le regarder non pas comme un blockbuster, mais comme un gigantesque sketch sorti d’une baignoire d’eau glacée.
Et parlons de sa capacité d’enthousiasmer malgré tout : le Bat-costume avec les bat-tétons pointant jusqu’à New York, la carte de Bat-crédit, les gadgets surgissant de partout — même un pistolet radiateur. Il ne manque que le fameux anti-requin des années 60 pour compléter l’hommage.
Heureusement, ils n’ont pas osé représenter un Bat-gode : ça aurait été la cerise sur ce gâteau déjà extrêmement sucré.
Robin se prend pour un ado rebelle en pleine crise hormonale, prêt à forniquer tout ce qui bouge. Une “profondeur artistique” que plus aucun film grand public n’osera jamais reproduire, et certainement pas un film Batman.
Franchement, les Batman de Burton et ceux de Schumacher me manquent : ils avaient un humour, une folie, une audace que les nouveaux films ont complètement abandonnée. Les trois premiers — Batman 89, Batman Returns, Batman Forever — avaient encore un minimum de sérieux.
Mais celui-là ?
C’est un Batman qui a pris de la coke avant d’entrer en salle.
Et c’est dommage que tout ait été coupé court, parce que j’aurais adoré voir la suite de Batman & Robin, juste pour savoir jusqu’où ils auraient osé aller dans cette démesure.
Il faut se l'avouer le film a quand même une petite excuse, vu que Arnold avait pris presque 30 millions de dollars équivalent, au quart du budget du film... Ils étaient bien obligés de rétrécir la qualité globale de ce merveilleux film...
Mais comme tout le monde le dit faut évoluer avec son temps, malheureusement ce Batman ne s'est pas converti, il a cru être encore coincé dans les années 60, le pauvre.
Il à pas su montrer qu'il avait réussi à détourner son propre époque ! 🤣