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le 15 févr. 2021
SuivreLes manants et la putain
Le goût pour le souffre et la provocation de Buñuel ne sont plus à prouver lorsqu’il s’attaque au roman de Joseph Kessel, qui fit déjà scandale lors de sa publication en épisodes dans la presse...
S'il n'est pas à proprement parler le film inaugural de la dernière période française de Buñuel (on peut la faire remonter au "Journal d'une femme de chambre" sorti 3 ans plus tôt et déjà co-adapté par Jean-Claude Carrière, même si l'excellent "Simon du désert" les sépare), "Belle de jour" est un premier pas de géant vers les chefs-d'oeuvre qui suivront où le surréalisme se mêle au rêve, au fantasme et à l'absurde, pas à la manière d'un courant de conscience presque abstrait comme à ses débuts mais dans le cadre d'un semblant de romanesque et de véritables personnages incarnant avec ambivalence et complexité les maux et travers d'une société bourgeoise hypocritement prude, qui célèbre la vertu pour mieux la pervertir. On y retrouve exacerbés d'autres thèmes récurrents, comme les compulsions sexuelles fétichistes et ce rapport à l'infirmité qu'il tirera vers le morbide dans "Tristana" avec Deneuve toujours, et déjà, le malaise le dispute à l'humour noir et acide, et un subconscient refoulé envahit chaque plan, dessinant les contours d'une nouvelle forme de récits allégoriques et mentaux pour son auteur. Et puis quel casting ici - trop nombreux pour tous les citer mais mentions toutes particulières à Piccoli, Jean Sorel, Francis Blanche et Francisco Rabal.
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Créée
le 25 août 2026
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il y a 6 jours
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