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Lang au chien
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Ils sont souvent intéressants pour leur ambiance, ces films dans des zones en décrépitude au fin fond de la Chine ni rurale, ni urbaine : steppes, villes qui ont eu leur heure de gloire à l’époque maoïste dont les dernières traces sont en train de s’effondrer, quotidien des laissés pour compte du développement, petits boulots exotiques (éleveur de serpent pour leur viande et leur venin), chiens errants proliférants. Dans cette ville à moitié écroulée du désert de Gobi, tout cela crée une ambiance, un climat, une dynamique, des tensions très cinématographiques propices à scénario intéressant.
Une ex gloire locale de la moto, revient au pays après avoir purgé une peine de prison. L’homme est solitaire, taiseux. La ville -afin de se rendre attractive à des investisseurs- est en pleine campagne d’éradication de la population canine qui prolifère. L’homme s’engage dans les équipes qui capturent les chiens, mais va se prendre d’affection pour un chien noir, particulièrement sauvage et rebelle. S’ensuit une aventure de rédemption -assez prévisible- entre l’homme et l’animal contrarié par des gens qui ne leur veulent pas que du bien.
Mais progressivement le réalisateur va greffer dans son récit de nombreux à-côtés qui compliquent le scénario devenant de plus en plus nébuleux et rallongent le film sans forcément être utiles: une potentielle romance avec une circassienne de passage, le spectacle d’une éclipse du soleil qui rameute la population, l’ouverture des Jeux Olympique de Pékin, les animaux du zoo qui quittent les cages du zoo local, des tentatives ratées de retrouver son savoir-faire de champion moto. Et quel est le sens de cette présence récurrente de Pink Floyd ?
De ce film dont la principale qualité est l’ambiance, on retiendra quelques séquences fortes et notamment la scène introductive, mais un scénario qui a du mal à être tenu.
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le 4 juil. 2024
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